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Rennes a pris sa revanche
dimanche 22 janvier 2012 - 21:00 - par
Nils
Coupe de France, Nice 0 - 0 Stade Rennais (4-5 t.a.b.). Battu en Ligue 1 par les Aiglons quelques semaines plus tôt, Rennes a pris sa revanche en sortant Nice de la Coupe de France. Les Bretons confirment ainsi leur statut de tombeur des équipes de Ligue 1 dans cette compétition et leur bon début d’année 2012.
Première pour Antonetti :
Jamais le Stade Rennais ne s’était qualifié dans un match où il est allé en prolongation depuis l’arrivée de Frédéric Antonetti comme entraîneur en juin 2009. Le Corse restait ainsi sur trois échecs : à Lille en 2009-2010 (défaite 3-1 en Coupe de la Ligue), contre Reims en 2010-2011 (défaite 4-3 en Coupe de France), et au Mans cette saison (élimination 4 tirs au but à 1 en Coupe de la Ligue).
Nice n’a pas oublié Apam et Antonetti :
Les supporters niçois savent se souvenir de ceux qui ont porté les couleurs de leur club. Le nom d’Onyekachi Apam, qui a passé près de quatre ans et demi chez les Aiglons, a ainsi été scandé par le stade du Ray juste avant le coup d’envoi de la rencontre. Quant à Frédéric Antonetti, entraîneur de l’OGCN pendant quatre saisons, il a pu admirer depuis son banc de touche la caricature le représentant déployée dans les tribunes.
Troisième score nul et vierge :
Face à Nice, le Stade Rennais a réalisé son troisième 0-0 de la saison en 33 rencontres officielles disputées. Aucun n’a été obtenu en Ligue 1, les deux précédents ayant eu lieu face au Mans (Coupe de la Ligue) et l’Udinese (Ligue Europa).
Aucun but encaissé en 2012 :
Après trois matchs disputés depuis le début de l’année 2012, Rennes n’a toujours pas encaissé le moindre but (victoires 3-0 contre Nancy et 2-0 à Caen). La rencontre contre Nice est même la quatrième d’affilée sans prendre de but pour les « Rouge et Noir », qui avaient terminé 2011 en battant Bordeaux 1 à 0.
Une séance de tirs au but qui fait pencher la balance :
Le Stade Rennais a disputé contre Nice la quinzième séance de tirs au but de son histoire. Jusqu’à hier soir, le bilan des Bretons était parfaitement équilibré dans cet exercice, avec 7 victoires pour autant de défaites. Ce match de Coupe de France a donc fait pencher le bilan du côté positif pour des Rennais qui affichent un 3 sur 4 de réussite aux tirs au but lors de leurs dernières séances, avec un échec contre Le Mans en octobre dernier en Coupe de la Ligue.
À noter également que c’est la troisième fois que Rennes dispute deux séances de tirs au but au cours d’une même saison, après 2003-2004 et 2008-2009.
Une histoire de tireurs :
Les Rennais ont fait un sans faute pour la séance de tirs au but. Féret, Montaño, Apam, Danzé et M’Vila ont ainsi tour à tour - et avec plus ou moins de réussite - trompé Fernandez, le gardien de l’OGC Nice. Pourtant, trois mois plus tôt face au Mans en Coupe de la Ligue (défaite 4 t.a.b. à 1), les Bretons avaient été un peu moins chanceux dans cet exercice : si Féret avait marqué son tir au but, Hadji et Pitroipa, actuellement à la CAN, avaient buté sur Ovono.
Parmi les tireurs d’hier soir, Romain Danzé s’était déjà livré - avec succès - à l’exercice en juillet 2008, à Simferopol, pour le compte du 3e tour retour de la Coupe Intertoto. Le Stade Rennais était alors allé chercher sa qualification en Ukraine au bout d’une interminable séance de tirs au but, remportée 9 à 10.
Monzón 2, Costil 0 :
Quatrième tireur niçois au cours de la séance de tirs au but hier soir, Fabián Monzón avait déjà eu l’occasion de se présenter face à Benoît Costil cette saison. Quand Nice et Rennes s’étaient affronté en championnat en décembre dernier, l’Argentin avaient en effet inscrit un penalty au gardien rennais - coupable d’avoir fauché Mounier dans sa surface -, ouvrant ainsi le score pour son équipe.
Rennes, tombeur des équipes de Ligue 1 :
En Coupe de France, le Stade Rennais s’est toujours fait éliminer ou battre par un club de division inférieure ces trois dernières années (Reims en 2011, Quevilly en 2010, Guingamp en 2009). Paradoxalement, les « Rouge et Noir » réussissent mieux contre des clubs de Ligue 1, puisqu’ils viennent samedi soir d’obtenir leur sixième qualification d’affilée en Coupe de France contre une équipe de l’élite (Nice et Nancy en 2012, Grenoble, Lorient, Saint-Étienne et Sochaux en 2009).
Il faut même remonter à 2006 pour voir Rennes perdre contre un club de Ligue 1 en Coupe de France (défaite 3-0 à Marseille en demi-finale), les Rennais s’étant inclinés seulement aux tirs au but face à Lorient en 2008.
Sané dans le grand bain :
Rentré en jeu au cours des prolongations, Abdoulaye Sané a disputé face à Nice son premier match chez les professionnels. Ce jeune attaquant (19 ans), arrivé cet été en provenance du Sénégal, est le troisième joueur lancé cette année dans le grand bain par Frédéric Antonetti, après Dimitri Foulquier et Cheick Fantamady Diarra.
Kembo sous la menace :
Énervé, Jirès Kembo l’était pour le moins à la mi-temps de Nice - Rennes. L’attaquant « Rouge et Noir », averti à la 42e minute pour contestation, est d’ailleurs passé tout près de l’exclusion quelques dizaines de secondes plus tard et a été calmé par ses coéquipiers au moment de rentrer au vestiaire. Après avoir déjà reçu un carton jaune contre Évian Thonon-Gaillard lors de la 15e journée de Ligue 1, Kembo doit maintenant se tenir à carreau pendant encore deux matchs sous peine de suspension au prochain avertissement.
Antonetti « ne travaille jamais les pénaltys » à l’entraînement :
« Je ne travaille jamais les pénaltys, car Il n’y a rien à voir entre un pénalty à l’entraînement et pendant une séance de tirs au but », a expliqué Frédéric Antonetti à l’issue de la rencontre. « Pendant un match, l’émotion et le public sont des facteurs très importants. La série de pénaltys est souvent conditionnée par le match que l’on fait. Nous avons été très déterminés pendant le match, même s’il a manqué les buts, mais on a été dans la continuité de ce qu’on a fait pendant la rencontre », analyse l’entraîneur rennais, qui précise qu’il a, pour la séance de tirs au but, « choisi les joueurs et l’ordre. Si quelqu’un me disait non, je l’aurais retiré, mais personne ne s’est manifesté. »
Marsiglia retient le positif :
En lutte pour le maintien en Ligue 1, l’entraîneur de l’OGC Nice René Marsiglia ne préfère « retenir que le positif » de la rencontre, malgré la « déception ». « Cela faisait quelques matches que l’on était perméable. Face à une artillerie comme Rennes, c’est une belle performance de ne pas avoir encaissé de but pendant cent vingt minutes. En gardant cet état d’esprit et cette volonté on y arrivera », déclarait Marsiglia après le match.
Sources déclarations : RMCSport.fr et site officiel de l’OGC Nice.