Le blog de Docteur Dréossi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 9 décembre 2007

Retour sur terre

Dréossi, Wiltord et Pagis à l'entraînement (Ouest-France)

Jauni par le temps, mon journal commençait à ressembler à un vieux guide du FC Nantes. La preuve inéluctable que ce club ne vit que dans le passé. Canari boîteux de la Ligue 1, chef de file d'une division inutile, ainsi va la vie chez le voisin d'en-dessous. Il y a pire que nous j'vous dis. Il y a Nantes. Et le PSG. Leur meilleur joueur, c'est leur public. Alors oui, c'est bien de beugler Iciiii c'est Paris !!. Mais il faut se rendre à l'évidence qu'avant tout, là-bas, Cearà. Et accessoirement Bourillon, que Le Guen dépoussière de temps en temps, pour les grandes occasions. Comme une sortie en Vélib'. Ou lorsqu'on monte à la capitale (l'autre, pas la nôtre). Patate de Pemcran est un garçon poli, alors quand il reçoit à la maison, en plus de te laisser repartir avec trois points, il met en valeur tous les cadeaux nazes qu'on lui fait. Trop bon, trop con. Greg le footballeur, même Marjolaine n'y a pas cru.

Je suis Docteur, je soigne. Ils sont joueurs, ils se blessent. Aujourd'hui, j'ai une bande d'éclopés sous la main. Maintenant je cherche même plus à savoir d'où viennent les recrues qu'on me présente, je sais qu'elles reviennent toutes de blessure. Ca doit être sacrément dangereux là-bas. Pourtant, j'étais confiant quand Moreira a mis défintivement fin à sa vie de footballeur en rentrant dans Mensah. J'ai vu en son geste comme un sacrifice pour le bien de la communauté. Une façon de concentrer toutes les blessures sur sa personne. Mais lorsqu'il a fallu dévoiler ses ambitions, j'ai laissé Daniel tirer des plans sur la comète. A coté. Au début, ça allait, on gagnait, Nino et Leroy se balladaient et les défenses adverses étaient toujours quatre garçons dans le vent. Tout roulait alors sur des roulettes. Mais est arrivée la C3. Et patatra, voire vladadam. Travailler plus pour gagner plus, en fait c'est surtout travailler plus pour plus gagner. Aujourd'hui, tout ce qu'on fait c'est prendre les matches les uns après et les autres et l'important, c'est le point. Dire qu'après Lens, on visait le titre. Moreira est encore dans le coup, obligé. En espérant qu'il ne loupe pas le maintien. Mais pas trop d'ambitions, malheureux ! Comme disait Robert Nouzaret : dans le football, un maintien vaut mieux deux que tu l'auras.

Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai réfléchi par moi-même pour trouver une solution au problème des blessures. Et j'ai trouvé : je suis allé demander aux joueurs de trouver une solution. Je les ai réunis et c'est Jérôme (le footballeur, pas le chanteur) qui a pris la parole : Coach, j'ai une super idée et c'est pas des blagues : il faut recruter Xavier Méride et le transférer au bout de deux jours. Parce que quand je perds Méride, j'ai l'impression de retrouver une seconde jeunesse. C'est l'effet Méride, efficace pour lutter contre un calendrier surchargé. Jay-Jay déconne et c'est pas une blague. On est en train de le perdre, tout ça ça lui ressemble pas. J'ai regardé Michou, on a compris que rien n'allait plus. Et j'ai pleuré. Mais comme disait Basile Boli : c'est en essuyant des revers que l'on apprend à essuyer ses larmes.

L'autre jour, on s'est promené à Valenciennes et sur un malentendu, on a essayé gagner. Dans le couloir, on a vidé notre sac de ballons sous Ouaddou, au cas où. En vain. Je l'aime bien Abdes mais là il ne me fait plus rire. J'ai aligné un quator offensif Wiltord-Thomert-Briand-Pagis (rayez le joueur inutile). En vain. Pourtant, à la causerie, j'ai fait mon job. Jimmy, sois plus franc dans tout ce que tu entreprends et arrête de tourner autour plot !. Pagis s'est levé , Mensah s'est levé, Pagis s'est rassis. Terrible l'avant match. L'ambiance était tellement électrique que tu prenais des décharges en buvant. J'ai sorti quelques jeux, dont un Scrabeul. Coach, démission, ça prend un ou deux m ? m'a demandé One Teutch Deubal. Un "m" Micka. Ok, c'est cool. Bon bah j'ai un mot : "pierre". Euh. Le pendant, aussi terrible. John était sur les nerfs après sa défaite au Jungle Speed, il a broyé le totem d'une main mais ça n'a pas suffi pour le calmer, alors il a fait mumuse avec Lamarre qui l'a viré. J'ai regardé mon banc, j'aurais bien mis un défenseur. Finalement, j'ai mis Borne. Quel effectif pourri. Pendant qu'en face, joue Sanchez, nous, on joue sans banc. Au moins cette sortie à Valenciennes aura permis à Moreira de prendre un peu l'air. On aurait dit un miraculé qui pouvait à nouveau marcher. Alors on lui a rien dit pour la défaite. Y a bien que lui qui est ressorti content, on allait pas lui gâcher ça.

jeudi 6 septembre 2007

Blague à part

Cher journal...euh...comment te dire...euh...

Pour des raisons personnelles, je ne serai plus en mesure d'ausculter au rythme habituel les travers du Stade Rennais cette saison.

Je remercie celles et ceux qui auront suivi les aventures de Docteur Dréossi, ainsi que Mehdi Seraiche, auteur du blog culte du Petit José dont je me suis librement inspiré.

Parce que la déconne, ça va cinq minutes. Le Stade Rennais a passé l'âge de mettre trois plombes à gagner son premier match et de perdre en Coupe contre un club qui a plus de lettres dans son nom que de professionnels dans son équipe. Le club grandit, finies les erreurs de jeunesse. À plus de 100 piges, il était temps.

Selon un écrivain outre-manchais, la crise d'hier est la blague de demain. À Nantes, ils étaient bidons, maintenant ils sont bidonnés. Quant à nous, du coup, on pourrait se donner rendez-vous après le match à Clermont, allez savoir.

Et allez Rennes surtout.

lundi 20 août 2007

Plus Breizh la vie : suite et fin

Réveillez-moi quand Wiltord aura signé

2 juillet. Aulas, son univers impitoyable. Wiltord, à peine il reprend l'entraînement qu'OL Police l'embarque au commissariat. Déjà qu'on galère pour le libérer de son année contrat, s'il faut le libérer de son année de zonzon, bonjour les complications. Finalement, sous la pression du lieutenant Cris, on a pu sauver Wilou. Mais à condition qu'il avoue tout dans l'affaire Fred. Parce que le Nino, ça fait quelques mois qu'il vit le feuilleton à fond. Je peux rien dire de plus, serment d'hypocrite cher au Docteur oblige. Juste qu'à l'OL, ils en font tout un pathé avec Francis Perrinho mais quand il jouera il aura qu'à pas faire de tête pour pas crever le ballon, c'est tout. Tourner dans un clip de Martin Solveig, c'est déjà plus grave que toutes ces histoires de passements de jambes. Mais il est hors de question que je m'attarde sur ces péripéties extra-sportives qui n'en valent vraiment pas la peine. Je me concentre sur ma mission : ramener Wiltord en Bretagne, si possible avant qu'il fasse un duo avec Christophe Willem II ou couche avec Bernard Lacombe.

3 juillet. Je déconne pour hier, t'as cru que j'allais causer football ou quoi. Je suis allé voir Pinault, pour savoir si Salma aimait bien Wiltord. Franchement, en v'là un argument qu'il est intéressant. Bon, on est pas tous du même avis au club on dirait. Faut que j'arrête mes conneries, Pinault l'a mal pris, et moi pleine gueule. Et il m'a menacé de me priver d'argent de poche, le flippe. Parce que l'argent de poche du big boss, c'est surtout l'argent de poche d'un baggy de Peter Crouch. Quand je pense qu'au début, on voulait faire venir Fiorèse. Mais tu m'étonnes que personne n'en veuille. Au moindre contact, il simule le bougre. Alors j'ai proposé Frei. Les stabilos dortmundais c'est pas tip top, mais Alex veut jouer en Allemagne. Du coup avec Big Boss on a envoyé un courrier signé Franz Wapinault.

14 juillet. Bon bah comme on a pas eu de réponse, je me suis auto-brainstormer pour trouver des idées plus pertinentes. François, pourquoi ne pas rebaptiser la tribune Super U au nom de Wiltord ?. Après tout, John est parti... Et ça risque de plaire à Wiltord cet hommage. Wapinault il a soupiré, on dirait que j'ai rien compris. C'est ça qu'est bien quand tu marches par paire : t'as deux fois plus de chances de dire moins de conneries au final. Alors Wapinault m'a expliqué : Pierrot, pour la Tribune Super U, tu n'as pas tout compris. Contrairement à ton Utaka, mon Wiltord tire dans le but, pas dans les tribunes, donc ta proposition ne rime à rien. Vu que c'est le cerveau, il crâne, logique anatomique de Docteur.

29 juillet. Landry Vinchau, c'est le roi de la promo. Il arrête pas : et pourquoi pas piocher dans notre réserve ?. Giresse et Coco, on l'appelle Speed, pas parce qu'il va vite, nan. Parce que s'il fait pas quinze dribbles, il croit que le ballon explose. Roulian Estebanne, c'est un homme blessé. Nguema, lol. Et puis par rapport à un joueur international français, un joueur CFA ça a moins de valeur. Logique économique.

14 août. Le feuilleton s'est transformé en un grand jeu d'échecs. A Lyon comme par chez nous, ça avance ses pions, bluffe, joue tactique. Jean-Mich' joue des coups vicieux. Alors je lui ai demandé, une fois pour toutes, si Wiltord venait. Hum, ni oui Nino. S'il croit que c'est le moment de blaguer. Aulas, tout le monde le critique mais je l'aime bien quand même, il est mimi. Minable et mythomane. En parlant d'échiquier, François a sorti le sien. En quelques jours, le temps d'écrire en toutes lettres les sommes, Big boss a mis fin à un feuilleton long de deux mois. Les chèques épatent. Les mots s'envolent mais les écrits restent. Surtout quand c'est sur un rectangle de papier.

C'est ainsi que Sylvain Wiltord est arrivé au Stade Rennais. Retour à la case départ pour ce joueur qui touchera plein de milliers d'euros et tout ça, sans passer par la case prison.

(en)FIN.

mercredi 8 août 2007

Plus Breizh la vie : épisode 1

Ils sont trois : Pierre Dréossi, Frédéric de Saint-Sernin et François Pinault (les bons). Leur mission : faire du Stade Rennais un grand club.
Il est tout seul : Jean-Michel Aulas (le truand). Sa mission : faire chier le monde.
Homme de la discorde : Sylvain Wiltord (le buteur). Footballeur né au Stade Rennais, il revêt la tunique Rouge et Noire durant six saisons avant de quitter le cocon breton. Dix ans plus tard, Sylvain Wiltord pourrait retourner au bercail.
Mais même lorsqu'il s'agit de Rennes désireuse de revoir son enfant chéri, le Roi de Lyon est sans scrupules.
Plus Breizh la vie, un feuilleton qui vous est présenté par la marque Padémass, parrainée par Daniel Moreira.

Il était une fois, bla bla. Quand soudain, c'est le drame. Le truc qui va me bousiller mon été, mais je ne le sais pas encore. En même temps, je ne suis pas con, si j'aurais su, j'aurais pas répondu. Je regardais un Fréquenstar de Diana Krall, pépère les doigts de pied en éventail, en sifflotant, la belle vie quoi. Quand soudain, téléphone : Galette saucisse je t'aime, j'en mangerais des kilos, dans toutes l'Ille-et-Villaine, avec du lait Ri... Allô ?. C'est François Pinault. Bonsoir Pierre. Réunion demain, jeudi 14 juin, à 15 heures dans mon bureau. Frédéric sera présent parmi nous. Pierre, réfléchissez à cette question pendant la nuit : comment faire du Stade Rennais un grand club ? Je compte sur vous. L'avenir du club est entre nos tempes. A mon arrivée, j'ai promis à Pinault que je ne promettrais rien, comme ça je savais que je n'allais jamais le décevoir. Si tu vises trop haut, le pigeon qui tombe, c'est toi en fait. Suffit de voir Christian Gour*¤%#. Alors quand on me demande la lune, mon cul ouais. Enfin, j'me comprends.

Jeudi 14 juin, 15h. Début de la réunion. Je suis venu en survêt', pour bien qu'on sache qui est qui, parce que c'est pas toujours très clair par chez nous. Mais moi, je suis coach je crois, à moins que...deux secondes...ouais c'est bon. Ouf, j'ai bien fait de mettre mon déguisement. Frédéric, Pierre, je vous ai demandé hier soir de réfléchir à la façon dont s'y prendre pour faire du Stade Rennais un grand club. Le fruit de votre réflexion nous permettra, nonobstant notre manque de temps, d'accroître l'attractivité de notre entreprise sans que cela ne soit dispendieux. Pour mener à bien notre projet, définissons d'abord les termes de "grand club". Perso, j'en aurais défini d'autres d'abord mais c'est lui qui gère. Un grand club, c'est un club qui a un bon entraîneur avec plein de faire-valoir autour de lui. François Pinault, il a failli recracher sa gorgée de Volvicomte en entendant ça : Impossible, vous dites n'importe quoi M. Dréossi, ressaisissez-vous. Parce que si c'était vrai, on aurait plus grand chose à faire pour devenir un grand club. Vous n'avez pas tort big boss, il faudrait peut-être un adjoint supplémentaire. Nan, de ce côté ça va encore, little coach. Ils ont ri. Comment il casse mal. C'est vrai quoi, je suis pas petit. Manquerait plus qu'ils disent que je suis pas un bon coach.

Saturnin, il fait toujours son intéressant. Ce ne sont que des paroles en l'air. En politique, j'ai appris que rien ne sert de parler, mieux vaut agir. Tu parles. Donc agissons sans plus attendre et arrêtons de parler pour rien dire !. Pinault il a dit que c'était bien et qu'on en parlerait plus tard. On dirait moi qui dis à Nguema de faire banquette à Noisy-le-Sec quand il me demande d'être titulaire contre Marseille. Big boss a un plan : Il faut faire un coup sur le marché. Il faut à tout prix recruter un joueur de classe mondiale pour qu'enfin, le Stade Rennais ait, comme les grands clubs, son grand joueur. Si en plus ça pouvait traîner et faire patienter les supporters, ce serait parfait. On aurait, comme les grands clubs, notre feuilleton de l'été. N'attendons plus, recrutons Wiltord ! C'est bizarre mais si tu rembobines la cassette sept ans en arrière, t'entends le big boss parler de Severino Lucas. Flippante la bande-annonce. Mais c'est loin d'être fait pour Nino. L'histoire ne fait que commencer et tout peut encore arriver, car tout va très vite dans le football. Sauf Cheyrou.

vendredi 27 juillet 2007

Hey Petter, si on montait un groupe de rocs ?

Contre Lescaut d'Angers, on aurait dit le carnaval de Carnac. Moreiraté et Olivier Thom' m'avaient réservé un déguisement capillaire. La boule à zéro but, ça ne pouvait être que Daniel. Quant au grand mollasson, à mon avis son coiffeur a dû le sortir à la mi-temps. Alors selon eux, C'est un subtil subterfuge grâce auquel nous pourrons exercer notre métier en toute tranquillité et éviter d'être à nouveau les chèvres émissaires du public rennais. Plus on regarde nos têtes, moins on s'occupe de nos pieds. Héhé. Qu'en penses-tu ? Assimilation, réflexion, réaction : J'en pense que des tribunes, on ne voit pas la coiffure de ceux qui sont assis sur le banc. Emmanuel Coiffe serait fier de moi. Le choc des mots a été d'une telle violence qu'Olivier Thom' a marqué deux buts. Jean-Guy Wallen, un collègue, cessera enfin de me demander quand replantera l'Olivier. Quant à Daniel, il a fait hara-kiri sur Mensah qui venait de contracter tous ses muscles pour impressionner Petter.

Car depuis que Petter est entré dans sa vie, John est jaloux. Comme dans une série américaine. Sauf que là, la nana qu'il faut impressionner, elle porte un jogging et s'appelle Pierre. C'est sûr qu'avec Bourillon, les concours de biceps John il les gagnait avec son index. Petter, c'est un monstre. Mais gentil paraît-il. Il a le corps et le visage de Hulk. Et la coiffure de Claude François. Clo-clo qui soulève une voiture avec sa main pour la fracasser contre ses clodettes, ou Hulk qui chante le lundi au soleil, brr, j'en frissonne déjà. Erikéa avait beau nous rassurer, au début c'était le seul à s'en approcher. Ne craignez rien, Casimir est inoffensif. Il n'a jamais rien bouffé, ne serait-ce, qu'une feuille de match. Cause toujours : Daniel ça l'empêchait pas d'avoir faim de ballons. Petter est omnivore. Sur la tête de Fauvergue dans la lucarne, au début pour moi comme un herbivore mangeait de l'herbe, bah un omnivore mangeait de l'homme. En fait c'est pas du tout ça. Petter est omnivore depuis un match de Toto entre les Heerenvenéères et les Marseillais. Ca avait mal tourné, il est un peu rancunier le Casimir.

Du coup, Mbia s'est vexé. Il a exigé au moins une jambe de Nasri. Ah ouais, et tu fais quoi si on veut pas ? Je joue en défense centrale. Oh hey, tout de suite les menaces. Avec Jéjé et son air de chien battu, Micka qui a encore la marque du nez de John sur son poing, Cyril-la-gnac et tackle-man Mbia, je commence à avoir une belle petite équipe de bad boys. Moi j'ai pas peur de mes joueurs hein, que tout soit clair. Mais j'ai peur pour mes joueurs alors j'ai interdit le tacle. Des tibias qui pètent, des chevilles qui se tordent, des genous qui lâchent. Si la préparation ne porte pas ses fruits, au moins j'aurais récolté les pépins. Youpla. Bien aidé cela dit par Stephane, atteint de tocs (Tacles obsessionnels compulsifs). Je l'ai privé de sortie à Cannes pour le réintégrer au Stade Municipal de Courseulles-sur-Mer. Quand on peut se faire pardonner.

Roc'n'Roll attitude.

lundi 2 juillet 2007

Dur dur de recruter

C'est dur dur de recruter
Oh la la, m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter
J'm'appelle Dréossi
J'ai quarante-sept ans et demi
Dur dur de recruter

Reste ici, va pas pas là
Signe ici, tout en bas
Fais comme ci, fais comme ça
Patati et patatra
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi c'est comme ci
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi Moreira.
Oh là là m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter.

Et Nault-pi, qu'est-ce qu'il dit
Si Pierrot, c'est promis
Un gros chèque et c'est fini
On fait comme ci, on fait comme ça
Patati et patatra
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi c'est comme ci
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi Moreira.
Oh là là m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter.

On propose mais pas d'accords !
On persiste mais pas d'accords !
Un peu d'blé ? Là d'accord !
Fuck Porssmousse and Premiership,
Marre de ces joueurs qu'on chipe
Dur dur de recruter
Oh là là, m'en parle pas
C'est dur dur de recruter.
Dur dur d'être Rennais.


Voilà ce que j'en fais de tes transferts !

Les Pinault-Printemps-La Redoute, c'est des mythos ou des radins. Je demande rien, à peine quelques millions d'euros pour faire mon marchéto. J'ai été sage, j'ai eu des bonnes notes, je ne glandais pas au fond du classement. Comme promis, j'aurais dû être récompensé. J'attends la monnaie, j'tape du pied, tape tape. Toujours rien. J'tape du poing sur la table, tape tape, toujours rien. Alors j'ai employé un grand moyen (nan, pas Isaksson) j'ai tapé dans l'oeil de Salma : c'est qu'il est gossbo le Pierrot. Du coup, ils se sont un peu intéressés à moi. Hop, un rendez-vous de pris avec la family.

Déjà c'est sûr, c'est pas des mythos. Contrairement à moi, ils ont assuré leurs arrières pour mal de temps. C'est pour ça que j'ai décidé de prendre les devant : Mbia arrière droit, bonjour les dégâts. Ils m'ont reçu chez le fiston, François-Henri. Les mecs, tu leur sers un café, ils te filent un pourboire, manger, se loger. Alors je suis venu avec un cadeau, à quelques millions. Et une idée derrière ma tête. Je suis venu accompagné de Daniel, dans l'espoir de bien gagner au change. Tout ce qu'ils ont trouvé à me filer, c'est la trouille. M. Dréossi, n'essayez pas, la seule chose que l'on vous doit, c'est le respect . Ils cherchaient à m'embrouiller. Réplique : à combien est estimée votre fortune ? Hum, environ 5,4 milliards d'euros et des poussières, soit des dizaines et encore des dizaines d'équipes de Severino Lucas et de Mario-Hector Turdo.. Gloups. Je leur ai finalement laissé les poussières pour prendre la poudre d'escampette.

Finalement, va falloir recruter malin. Et quitte à recruter des losers, autant éviter de verser tout son budget. Recruter malin, c'est la même chose que recruter des tocards parce que t'as pas un rond. Quand je vois Savinaud qui signe à Guingamp, ça au moins c'est recruter malin. C'est quand même d'un autre niveau qu'Abidal à Barcelone pour plein de pépètes.
J'ai demandé l'avis du Président pour les transferts. Il me conseille d'aller porter réclamation auprès de la Ligue. A mon avis il part en sucette depuis la fin de saison dernière. Me voilà bien entouré. Il reste les joueurs. Bruno, il parle bien. Mieux qu'il joue. Ca change de Monterrubio qui parlait pour rien dire mais qui...en fait nan. Snif, chui vraiment pas gâté par mes joueurs.

Pour recruter, il faut d'abord qu'un de nos joueurs parte. Or pour qu'un joueur parte de chez nous, il faut qu'un club le recrute. Mais les dirigeants de ce club X qui doit recruter notre joueur Y attend également qu'un de leurs joueurs parte. Donc ça n'avance pas. Et fuck la Ligue aussi.. Voilà du Saint-Sernin de haut niveau. Encore quelques troubles mais on retrouve notre Président d'antan. Contentons-nous de ce qu'on a déjà. Entre Etienne et John, déjà il devrait y avoir un numéro 10 si j'avais une équipe cohérente, et je commence à saturer. Autant John on a pigé dès qu'il est arrivé à Rennes il parlait anglais, à mon avis il a été parachuté chez nous par hasard. Le coup du "tu veux franchir la Manche ? On va te la faire franchir", c'est connu, tu pars de Lens tu crois finir à Londres tu finis à Fougères. Et pourtant tu franchis bien la Manche, ni vu ni connu l'entourloupe. En revanche, pour le Paimpolais, ça commence à bien faire. C'est la saucisse qui fait déborder la galette là. En bon capitaine, il devrait se barrer en dernier. Parce que oui, chui dans une belle galère. Et Carnac, c'est moche.

Zen. Cool. Tranquille.











mercredi 27 juin 2007

La rentrée du classe

Coucou cher journal adoré.

Wahouu, c'est la rentrée ! On a repris l'entraînement tôt, sans traîner. Logique tu m'diras, c'est le but. Quoique, en tant qu'entraînager du Stade Rennais, il aurait peut-être même fallu reprendre l'entraînement fin avril. Au moins. Mes joueurs sont un peu coincés, z'ont toujours un certain retard à l'allumage. Partis comme on est, ils devraient être au courant qu'ils sont footballeurs (ou pas pour Olivier Thom') vers fin août. Voire fin novembre pour les plus lents. Surtout Cheyrou. Tu lui dis qu'il reprend le foot fin juin, le temps que ça monte au cerveau puis que ça redescende jusqu'au muscles, on a changé de saison. Tel nerf tel 6 comme on dit dans la famille Cheyrou. A noter que j'attends toujours pour Danny, j'vous l'dis un jour ou l'autre il va tout déchirer. J'y crois mou comme fer. Enfin, c'est pas pire que Rochat d'façon. A l'heure qu'il est, il doit essayer d'enlever sa jambe mais le mal est fait : Nancy a marqué.

Lundi, c'était en fait un peu la rentrée des classes. Mais de Lemoine aussi. C'est le nouveau, mais personne n'ose le bizuter. Dans une autre vie il a dû chanter dans les Jacques Sonfaïvadec ou un truc comme. Un Breton pur beurre avec une coupe Afro, c'est tendancieux. Alors me suis renseigné auprès de Landry Vinchau. C'est le nouveau Robert Herbin ou le nouveau Valderrama. J'avoue ça fait trop de "nouveau" pour un mec resté dans les années années 80. T'es sûr que c'est pas plutôt Valderrama qui est le nouveau Fabien Lemoine ? Landry j'ai senti dans son regard qu'il était content de repartir pour une saison. En tout cas Landry il tarit pas des loges sur ce joueur alors je fais confiance.

Y a un autre nouveau. Lui il a dû faire sosie d'Isaksson dans une autre vie. C'est Lollich' qui me l'a conseillé. Luzi, c'est une de ses plus grandes découvertes. Y en a qui vont faire des fouilles chez les Thiopiens, Lollich il va fouiller dans le championnat belge. Tu verras, si jamais mon poulain Pouplin se troue, ce qui est peu improbable, il sera parfait pour faire la doublure. Un bon joueur de club. J'ai regardé, oui c'est un joueur de clubs en effet. Tu vois Sikora ? Bah c'est le même mais dans l'autre sens. Y a des mecs ils font un club mais jouent 2548 matches pour leur club, lui il a fait 2548 clubs mais a joué un match. Contre Chelsea, certes. Leboeuf il a joué où ? Ok. Et pourquoi pas compter le championat belge ? La réponse est dans la question.

Sur l'échelle de Nguema, une tête de Fauvergue au niveau de la dépression c'est le maximum. Je leur ai bien filé à chacun du prozac pour les vacances mais ça n'a pas trop marché, peut-être que j'aurais pas dû confier la distribution à Daniel, tant pis c'est fait. Fallait remettre mes joueurs de bonne humeur alors j'ai mis du Gloria Gaynor en boucle dans le vestiaire. Amasspékeufaille, amassbéteufaille...trente secondes plus tard on avait gagné la Coupe du Monde. Mission numéro 1 intitulée "Mon groupe vit bien" : accomplie.

Perso chui pas vraiment rentré de vacances parce que chui jamais sorti du travail. Si seulement tout était aussi simple qu'avec Doudou. Sa carrière est finie, c'était un brave joueur. A l'OM, ils le recrutent et hop après ils prennent Givet. Dans l'autre sens, Faty il aurait cru à l'entourloupe. C'est vrai que recruter un défenseur pour en prendre un autre après, c'est louche. Ceci dit je débute, peut-être qu'Albert (un collègue) il joue avec quatre défenseurs centraux. Bref, là pour Givet, Jacques Faty c'est juste un réalisateur français, pas de quoi s'inquiéter.
Par contre avec Super Mario, c'est Game Over. Quel con je fais, parfois. Vous connaissez l'histoire du con qui dit non ? Non ? Bon bah c'est l'histoire d'un employé qui fait bien son boulot et qui veut une augmentation. Et on lui dit non. Quand on est con, on dit non. Par contre Danny, ah là, y a personne pour le faire partir. D'un côté, y a personne pour l'accueilir.

Me voilà donc à devoir courir après les joueurs sans même pouvoir les tacler. Les transferts, c'est bizarre, regarde plutôt avec Diatta. Qui aurait pu imaginer à une époque que les Stéphanois quittent Lamine sans pincements au coeur ? Quand on sait que le recrutement, c'est comme les rendez-vous amoureux par internet, tu ne sais pas ce qui t'attends et après quelques passes, tu te rends compte que ce n'est pas le bon choix...on va s'amuser jusqu'au 31 août. Diagnostic de Doc.


(un cimer au 'sieur BZH atao qui m'a dessiné en préservant grâce à un habile coup de crayon toute la classe qui m'incarne)

samedi 2 juin 2007

Les hermines d'or

Avant de partir en vacances, c'est l'heure des récompenses. L'heure est aux honneurs, à la remise des hermines d'or.

Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie meilleure recrue :

Olivier Thomert, pour Le Ciel, les oiseaux et Thomert. Film d'hauteur sur une perche détendue qui après avoir remporté un concours, de circonstances, arrive au Stade Rennais. L'Olivier se révèlera au contact d'un monde qu'il ne connait pas et d'un sport qu'il ne maîtrise plus.

Daniel Moreira, pour La ligne blanche. Documentaire terrifiant sur la vie d'un homme, condamné au banc de touche car incapable de buter.

Mario Melchiot, pour Oranje mécanique. Après son recrutement, un entraîneur emploie Super Mario comme arrière droit dans des expériences destinées à juguler les offensives adverses. Peut heurter la sensibilité des plus jeunes milieux gauches.

Christophe Revault, pour La doublure. Comédie basée sur le mensonge suivant : un certain Pierre D. cherche à recruter un incertain Christophe Revault, encore attaché à ses poteaux toulousains. Ce dernier se décide finalement à rejoindre la Bretagne après qu'on lui ait fait croire qu'en disant "Allez Simon" et en donnant d'autres conseils aussi utiles, il pourrait changer l'avenir d'un club.

Bruno Cheyrou, pour Docteur Bruno et Mister Cheyrou. Le Dr Bruno est une chèvre confirmée. Un passage en équipe réserve le bouleverse. Il décide alors de devenir un joueur de foot et découvre qu'il n'est plus le même homme. Mister Cheyrou naît.

Julian Esteban, pour Goal - 1. Film dramatique jamais sorti dans les salles sur un joueur de foot jamais entré sur un terrain. Pénétrez dans l'intimité d'un homme et d'une infirmerie. Parce qu'on allait pas vous faire croire qu'avant la naissance d'un prodige et la consécration, il n'y avait pas une grosse période de lose.




Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie révélation de l'année :

Guillaume Borne, pour Borne to be or not to be. Au moyen-âge de la saison, le comte Landry Vinchau transmet à son supérieur, Pierre Dréossi, Roi de Rennes, la preuve des prouesses d'un de ses défenseurs en équipe réserve. Hésitant, le Roi se décide finalement à le titulariser : Guillaume Borne était devenu joueur de ligue 1.

Sylvain Marveaux, pour Marveaux, un portrait du 21ème siècle. En gros, c'est comme pour Zidane, sauf qu'en 1h30 t'as pas le match mais la carrière de Marveaux. Hé oui, à travers ce film, revivez la frustration d'un milieu gauche abonné au banc à cause d'Olivier Thomerrubio. Terrible injustice.

Romain Danzé, pour Danzé with me. A priori, Romain n'avait aucune chance. Il n'est pas rapide. Il n'est pas costaud. Il n'est pas maître dans les airs. Il écoute bien les consignes, c'est tout. Pourtant, son histoire est aussi incroyable que vraie. Lorsque qu'il signe un contrat pro, personne ne donne cher de son avenir. L'entraîneur d'alors n'y croit pas et les joueurs eux-mêmes restent sceptiques devant le niveau affiché par leur coéquipier. A force de sincérité, Romain parvient peu à peu à gagner l'estime de ses partenaires. Face aux préjugés, Danzé va s'offrir une place parmi les meilleurs. Une leçon de vie mais surtout un gros coup de bol parce que franchement personne ne le voyait là. Il est aujourd'hui avec moi, avec le(s) Pro(s).

Simon Pouplin, pour Rigolo malgré lui. Simon reçoit une proposition du club pour devenir numéro un. Une fois sur le terrain, il réalise qu’il a été invité uniquement pour faire rire le public. Sorties improbables, parades spectaculaires, coiffure changeante, équipement facheune : un chef d'oeuvre du genre. Une nomination qu'il doit également à sa prestation sublime dans la parodie du célèbre Spiderman. Accumulant toiles de rennais, Simon est entré dans le personnage comme personne auparavant. Le coup de coeur du Doc.

Jimmy Briand, pour L'âge de grâce. Film d'animation offensive. Après avoir promis de jouer en équipe de France, Jimmy Briand gambade sur les terrains de Ligue 1. Mais il doit affronter les méchants journalistes. Démarre alors un jeu d'acteur digne des plus grands. Après s'être visiblement caché les yeux sur ses premières frappes au but, Jimmy pose son index sur ses lèvres pour faire taire les journalistes avant de boucher ses oreilles pour ne plus entendre les sifflets du public : une imitation des trois singes qui restera dans les mémoires.




Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie meilleur entraîneur-manager :

Pierre Dréossi. Et pis c'est tout.

Les votes sont tous verts alors mûrissez votre réflexion et votez !

mardi 29 mai 2007

Un partouche, c'est nul

Les Power Rangers, c'est plus c'que c'était.

Si j'avais pu pleurer, je crois que j'aurais pu me noyer. Je n'ai pas de glandes lacrymales, mais j'ai les boules. Pendant deux secondes, j'ai envisagé de me suissider. En fait nan, j'aime trop le foot pour aller entraîner Rochat. Mais quand même, c'est un coup à se retirer défintivement de la vie d'entraîneur ça. Un coup d'eul tréfeulgor made in Nord Pos-d'-Colais. Pourtant, dès que j'ai vu la piste d'athlé, me suis dis direct ça c'est un stade pour nous. Parce qu'au relou 4x100, mes joueurs c'est les meilleurs. J'te parle même pas de mon Roc, lui quand il lance son poids, il fait pas semblant, il lance son poids, pas un p'tit truc de six kilos. Au lancer de boulets, chui pas mauvais non plus, z'allez voir c'que vous z'aller voir au marchéto de l'inter-saison. Et pis dès qu'j'ai vu des buts, le ballon, arg, c'est dur quand même le foot.

Sur le banc, Michou il était au taquet on lui a filé une radio. Il a dit qu'c'était bien mais que d'son temps les enceintes elles étaient plus grandes parce que là il entendait rien. Michou, les enceintes faut les mettre dans les oreilles mais j'te comprends avec la modernisation au fil du temps tout devient miniature. Ouais ça m'fait ça aussi avec les cages. Quel déconneur ce Daniel, il met pas un pied devant l'autre mais il met l'ambiance c'est pas mal. 3,5 millions d'euros, ça fait quand même cher le gentil organisateur. Dès que Danik (pas Danitche, t'as cru que c'était le cousin d'Yougo Lloris ou quoi ?) il a mis sa tête, hélico presto y'a eu un nouveau membre dans le fan club de Ronan Le Crom. Moi comme d'hab j'ai utilisé la technique de l'enclume. La technique de l'enclume, c'est l'histoire d'un mec il court avec une enclume et hop dès qu'il l'enlève, il est plus rapide. Bah moi, mon enclume elle s'appelle Olivier Thomert et hop à chaque match je l'enlève et on est plus forts. On m'dit que j'devrais l'enlever dès le début mais chui pas fou, si j'l'enlève dès le début on s'ra pas plus fort mais juste fort, héhé, c'est que ça cogite entre mes cheveux.

Mais si Jussie j't'assure j'l'ai vu c'est rond ça bouge j'crois qu'ça me veut du mal allez on s'en va d'ici.

Bruno, en ce moment, il est tout chelou. T'as le Bruno d'avant et t'as le Bruno d'après. Et t'as le Bruno d'Agen. Là c'était la goutte, j'ai fait rentrer Daniel. Et là survint l'impensable :  ! Nan rien c'était juste pour voir quelle sensation ça faisait. Donc Bruno, sur le but, il a tout donné il est arrivé jusqu'au but adverse, si j'te jure, mais complètement cramé. Il s'est vautré. Et il a fait un truc monstrueux, wop hop hop. La passe avec les genous au sol, Ronaldinho il fait ça on crie au génie. C'est Bruno qui fait ça, on critique la génétique. N'empêche, j'ai bien fait de recruter les gènes de son frangin, pas un hasard si Bruno il est crédible en tant que footballeur depuis le marchéto d'hiver, c'est plus une chèvre. Mais faut pas croire que tout est gagné, y'a encore quelques séquelles, il a accouché d'un petit bouc.

Trente secondes. Bordel mais trente secondes ! A un demi-tour de trotteuse près, on était en Ligue des presque Champions. Même Roulianne notre attaquant en papier il a joué plus longtemps avec nous. Pff, si on avait démarré le championnat trente secondes plus tôt, on aurait terminé trente secondes plus tôt. Chui ptêt parano mais Puel, il a souri face aux arbitres. Et la dernière fois qu'on l'a vu sourire, c'était en 1984 après qu'il ait délicatement amputé son adversaire. Claude il sort ses dents que pour les grandes occasions, j'sentais qu'il préparait un coup foireux. Perso j'ai tout tenté, j'criais à la douche ! à la douche ! mais bien sûr là comme par hasard l'arbitre il s'en foutait. Comme de par hasard ah ah Moustache si t'es si fort lâche un comm'. Bon, c'est p'têt de ma faute aussi. Moi les arrêts de jeu bah on fait comme la règle elle dit, on arrête de jouer. Tu m'étonnes après qu'on s'fasse avoir. Et pis Fauvergue, voilà quoi y'avait pas moyen de se prendre un but par un buteur au moins. M'en fous avec le Président on a décidés de le recruter. Mais juste pour lui pourrir sa carrière. On va le faire jouer arrière gauche en réserve. Et s'il est sage, on lui fera une promotion, il montera. Milieu gauche.

On vous a bien niqués

samedi 26 mai 2007

Anti-nantis

Donnez donnez dooonnez
donnez donnez votre point,
donnez dododonnez
Moustache n'vous l'rendra point
Je suis un mendiant d'la Ligue 1
la la la la la laaa

Une saison au Stade Rennais, c'est comme une crême brûlée : quelques matchs pour désencrouter l'effectif, deux mois pour ressentir le goût du football, et après c'est que du bonheur. Bref, au début c'est dur mais après, tu savoures. Là, ça fait dix matches que je me régale. Samedi dernier, nouvelle journée victorieuse. Premier soir de fête. C'était contre Lorient, un club du sud du classement qui venait dîner a la maison. Et ils ont dégusté. Avant le match, Etienne m'a expliqué qu'c'était particulier : Coach, un derby, c'est quand deux clubs proches se rencontrent et quand faut surtout pas perdre pour être champion des Bretons parce que ça me tient aux coeurs et parce que sinon je ne resigne pas parce que c'est la honte de perdre contre des autres Bretons parce que t'as le prestige de la région en jeu donc faut pas déconner sur des choses comme ça.. Quand Didot il t'parle, en fait c'est toi qui doit reprendre ton souffle, c'est troublant. Proches au classement tu veux dire ? Mais non, proches, comme on est proches de Nantes, l'exemple est assez parlant. Mais alors, contre Nantes c'était un derby puisqu'on était proches ? Ah ça non coach, pour un vrai derby faut que les clubs soient de la même région voire de la même ville mais mais bon, le second club de Rennes aussi génial soit-il, l'est pas près d'arriver en Ligue 1... Mais alors Capitaine, contre Lorient c'est un derby un vrai ! Pouvait pas l'dire plutôt ce con. N'empêche c'est chaud un derby, surtout à piger. Pour moi, derby, ça rimait avec County. Un club à l'image de Rool, réputé, certes, mais surtout pour sa réputation.

Tout s'est bien passé, à commencer par notre goal keefaitper : Simon, on l'a envoyé une semaine voir la doublette de Prison Break. La tête rasée, c'était juste pour mieux entrer dans son personnage. Ce que vous ne voyez pas, c'est qu'on a dessiné les plans de sa surface sur le dos de Doudou et hop, plus de il s'en va et il revient de l'ami Pouplin. Il peut lire tout le jeu sans sortir de sa zone. Un bon gardien, c'est vraiment fait de tout petits riens. A l'apéro, histoire de se faire un before de qualité, on a bouffé du Merlu (sauf Roulianne, il s'est blessé avec une arête) grâce à ma science naturelle du coaching. Comme par hasard, les joueurs qui marquent, j'avais choisi de les faire jouer. Le flair-play. Pour Jeunechamp, c'était plus tendu, il avait oublié sa clé de douze et son tournevis, on a fait avec les moyens du bord (les remplaçants sur le banc, quoi), et on a reconstruit son genou à mains nues ou presque. On a retrouvé sur le terrain des vieilles pièces du genou d'Hector Mario Turbo. Le genre d'attaquant qui se fait oublier pendant un match, une saison, cinq saisons disons, pour mieux resurgir. Un attaquant du style Gasoil Pippo, un peu plus long au démarrage mais pour les mêmes effets.

N'empêche que moi, après cette victoire, je culpabilise un peu. Tu vois, y'en a qui galèrent des années pour devenir européens, des sans-licences qu'on renvoie dans leur pays formateur, et nous en 90 minutes ça y est c'est fait. Les passes droites, ça devrait pas exister, sauf pour Faty parce que c'est abusé il doit être en froid avec un pigeon c'est pas possible autrement. Enfin bref, ça m'a pas empêché d'organiser un fest-noz énorme. La la la la la laaaa, Pierre Dréossi, la la la la la laaaa, Pierre Dréossi !. J'ai kiffé comme jamais mes rêves l'ont imaginé. Mais summum du surnaturel, Daniel en train de chanter Seven Nation Army dans le but, face au kop. Pour une fois qu'il réussit une reprise le Dani, qui plus est au fond des filets : chapeau.

Epi on a déchanté quand on a appris la nouvelle. Les supporters nantais se sont dits qu'à 35 000 contre 10, ils gagneraient peut-être. On connait la chanson. Pourtant c'était bien tenté. Les ôtoulousains, ils avaient une douche à prendre ensemble avec Sadran. Comme disait Claudio Nougarü, c'est pour ça qu'on la nomme Ville Rose. Et les Nantais qui reviennent sur la pelouse, sans les ôtoulousains. 11 contre 0, les malins ! La victoire leur tendait les bras, n'est-ce pas petits canaris ? Ouais encore fallait-il que l'autre glandu avec son costume arrête de courir après nous le long d'la tribune. Et montrer les gens du drapeau, c'est pas poli !. Et pis le but y faisait rien qu'à bouger pour vous embêter en plus, z'avez vraiment pas de bol vous. Moi à Lille j'ai prévu d'envahir le terrain avec onze joueurs de foot. En voilà une technique qu'elle est bonne ! Ca fait 37 journées que je l'utilise. A Nantes ça fait 37 journées qu'on la cherche.

Pi l'aut', Stache man, kékifé, il donne les points à ôtoulouse. Normalement on prend aux riches pour donner aux pauvres, nan Stache' man il a dit que son championnat il aurait du suspense ben il aura du suspense épi c'est tout. Thiriez quand tu l'vois, tu croirais voir Astérix. Il est tout frêle, alors tu sais pas s'il porte la moustache ou is c'est la moustache qui le porte. Thiriez, c'est aussi l'inventeur de la Ligue 1 Orange canonique avec plein de règles d'au moins un double-décimètre de conneries. En gros, le Challenge de l'Offensive, si tu veux des points, faut gagner ton match. Sedan qui perd 7-4, zéro point. Nous qu'on gagne 1-0, deux points. Eh mais dis-moi Freddie, c'est pas le classement général que tu serais en train d'inventer ? C'est fort. Sans oublier la coupe de la Ligue, Ligue contre les chèvres surtout. Envoyez vos bons au 36 37. Pffiou, L Fait Pitié ta Ligue. La prochaine fois, essaie quand même de pa suivre comme un p'tit chien un règlement bordé d'idées fixes. Ah oui, j'oubliais, t'as vu j'avais raison quand j't'avais dit que c'était pas une bonne idée de prendre ton buste pour faire le trophée de la Ligue 1. J'viens de voir le nouveau : tu déconnes, j'avais pas dit de prendre celui de Simonet non plus. Je sais, c'est moche d'offenser les gens sur le physique, mais vu les critères pourris de ton challenge de l'offensive, m'étonnerait pas que je le remporte en disant ça. Ouais j'suis aigri, mais d'façon, j'ai confiance en mon équipe. Briand suspendu, j'le remplace par un aut' international, Daniel. Ca y est, je suis coach d'une grande équipe ! A nous les p'tites anglaises de Liverpool et les ritaux de Milan ! My name is Docteur Dréossi and I have a dream. A dream team.