Le blog de Docteur Dréossi

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lundi 30 juin 2008

Boute-en-train

« Un contrôle raté, une frappe à côté, huuuuum...laisse-moi deviner : toi t'es Bryan Bergougnoux ? »

Troisième et dernier volet de la saga Disney.

C'est pas le tout, mais si je suis ami avec François-Henri Picsou, c'est pas pour ouvrir une cellule psychologique pour joueurs en détresse. Il a quand même fallu qu'on teste tout Disney. Pour une fois qu'on pouvait casser le matériel, on a essayé de pas se priver. Il y avait un jeu où fallait frapper comme un bourrin dans un ballon pour gagner des points. C'est comme ça que Teddy Bertin a été repéré donc faut pas se manquer. Il a fallu désigner notre champion. J'ai laissé Guylak se démerder. Il a balayé les joueurs du regard et s'est arrêté sur Didot. Etienne a souri, il savait que Guy n'était pas si mauvais que ça. « Mbia, c'est pour toi. » Jolie la passe aveugle sans ballon de Guylak pour Bia, qui était à l'opposé de Didot quand même. Steph, il est persuadé d'avoir une grosse frappe. Un peu enveloppée, à la limite.

J'étais pas vraiment convaincu par ce choix de champion, jusqu'à ce qu'il arrive devant la machine, fasse deux passements de jambes, tente de piquer son ballon et s'écroule sur le sol en réclamant une faute. Là bizarrement, j'étais plus du tout convaincu. « Si vous voulez je peux peut-être servir à quelque chose ». Quand on lui a dit qu'il pouvait, Fabrice Catherine a enfilé ses gants, ses crampons et a demandé au coach des goals des conseils sur la façon d'aborder un tel événement. Moi, des gens qui s'impliquent à fond, ça me touche. Il a peut-être la force de frappe d'Arnaud Le Lan mais quand on fait appel à lui, il répond présent ce gardien. Cela dit, on a jamais pu savoir, on l'a jamais appelé.

En fait, Disney, c'est pas fait pour réconcilier Bourillon et Moreira avec le football, ni pour frapper dans un ballon qui, je suis sûr, n'a rien fait. Disney, c'est La Mecque de la sensation forte Médine Marne-la-Vallée. Du coup, on a testé le train fantôme. Pour évaluer le courage de tes joueurs, c'est l'idéal même si je pars du principe que si tu joues au Stade Rennais, t'es forcément courageux. Au moment de faire les équipes, on a eu un petit problème : on a tous voulu aller avec Cheyrou. Les wagons, ça avait beau être des breaks, y avait que de la place pour deux. Avec Bruno, au moins, t'étais sûr qu'on te foute la paix : entre fantômes, on se fait pas de crasses. Le train avait démarré depuis quelques secondes, d'un coup on a fait marche arrière. C'est Petter qui poussait le train dans l'autre sens, il avait oublié un truc à la caisse et voulait pas qu'on parte sans lui. Au final, comme Petter était au premier rang, il a fait flipper tous les méchants du tunnel. Du coup j'ai pas trop pu tester ma tactique avec Cheyrou. Oui, parce que c'est moi qui ai eu le dernier mot. Je reste le boss.

Pour finir, on est allé prendre le train de la mine. Ou plutôt : on est allé prendre une mine dans le train. C'est Etienne qui a un peu changé le concept. A la sortie, Guylak a pensé que c'était le bon moment pour lui demander quel club il voulait rejoindre. « Je pars à Toulouse loooolec'h ptdrann ! » Mouss Tâche, il a pas fallu lui dire deux fois, il a appelé Sadran. 20 minutes plus tard, le transfert était bouclé. Ca, pour déconner, il a déconné Etienne. Et jamais un lendemain de cuite ne lui aura été aussi difficile.

vendredi 20 juin 2008

Disney en tête à tête

Supierre Dréossi !

(aussi soigné qu'un tir de Bia, plus précis qu'une frappe de Briand, l'image ci-dessus vous est offerte par l'amicale des tireurs d'élite du Stade Rennais)

Magie de Disney, devinez qui l'on croise ? Boubou. Pas étonnant de le voir au pays de Bambi quand on a l’agressivité d’un petit Ourson. Grâce au Stade Rennais, je bénéficie d'un congé maladie, offert d'office à quiconque supporte le club. Mais en bon Stankoviste (du nom d'un ancien mineur de jeu soviétique), j’ai quand même pris soin de m'occuper de Gregou. Assurer le service après-vente de nos joueurs, c'est un peu mon nouveau job.

« Pierre, je veux tout plaquer. J'ai perdu mon football. » C’est triste. Mais que dire du football qui va sûrement perdre Bourillon ? C’est pas triste. Au moins, en passant d'espoir du football à retraité, on pourra pas dire que Boubou n'a pas franchi de pallier. En montant à Paris, il a juste pris l'ascenseur. « En une année dans ce club, j'ai pris dix ans. PSG, un autre monde, ok, mais abusé le décalage horaire de neuf ans. En plus, avec Villeneuve, on prend un mauvais virage. » Les blagues, c'est comme les mains, faut les signaler seulement quand elles sont volontaires.

Sous nos yeux, un bambin. Courant à Disney. Un bambin avec un maillot de Bourillon sur les épaules. Courant nulle part. « Je dois traverser Disney avec la crête de Lamine Sahko sans qu'on me dise que je suis ridicule. » Complètement béat, Bourillon préfèrer fixer la tunique du môme. « Le maillot ? Attendez, ne vous moquez pas. En fait, comme j'ai triché, je dois partir avec un handicap. » Boubou a pété un câble. Et quand Boubou pète un câble, il fronce les sourcils. Autrement dit, à part Riri, Fifi et Loulou, il a fait flipper personne.

Je suis pas si pourri que ça, j'essaie de lui remonter le moral à zéro. « Greg, sache que l’année prochaine, si le PSG descend en Ligue 2, on pensera à toi. » Il n'avait pas été autant heureux que depuis le jour où Ribéry lui avait promis que pour une fois, il ne lui ferait pas perdre son slip en le dribblant. « Si mon club descend en Ligue 2, ça voudrait dire que... Pierre, je te rappelle que je suis au PSG alors prépare mon contrat, je serai forcément de retouuur, ah ah ah ! ». Tout ça en rigolant et en me tapant sur l'épaule. Il a cru que j'étais son pote ou quoi ? « Mais qui te parle de revenir ? On a juste préparé une petite stèle en la mémoire du joueur de foot que tu étais. »

Daniel, qui rôdait tel le renard qu'il n'est pas, n’a pas apprécié ma façon de faire en matière de service après-vente des joueurs. « Vous abusez pour la stèle dédiée à Greg, nan ? » Hum. Je crois que je tiens déjà mon meilleur client pour l'année prochaine. « T’en fais pas, la tienne est en construction. En cours de finition. Tu sais, ceux auxquels t’es jamais venu. » Daniel, il a au moins ce don de Dieuze : il imite très bien Didier (l'homme-chien, pas DJ Drogba ça se saurait). Un soir, à Caen, il s’est retrouvé sur un terrain de Ligue 1 sans trop savoir pourquoi. A son entrée, tout le public s’est moqué de lui. A la dernière seconde du match, le ballon a rebondi sur sa gueule. Ça a fait but dans la foulée. Il a rien compris à ce qu’il se passait, mais il était content. Du Didier tout craché. Avec moins de flair, en moins technique et plus velu. Ok, les Portugais poilus, c'est un gros cliché. Mais les attaquants qui marquent aussi, alors. Enfin, Moreira n'est pas vraiment Portugais. De là à dire qu'il n'est pas vraiment attaquant, il y a un gouffre à franchir que je franchis les yeux fermés sur une jambe.

samedi 31 mai 2008

Fête de fin d'année

Empêcher ces Lillois briseurs de rêves de jouer l’Europe en mettant à l’amende des Nancéens briseurs de jambes, voilà ce qu’on appelle faire de Pierre un bon coup. Quel pied mes amis, quel pied. Non, je ne suis pas rancunier. La preuve, je tire mon chapeau à Nicolas Fauvergue. Deux buts cette saison, un bilan éclatant. C’est deux de plus que Simon Pouplin, sachant que lui en plus, il en encaisse. Pour finir en beauté, soldat Ravera a porté l'estocade finale sur Correa. Ce mec, c'est une poupée russe. Il est tout rond et à l'intérieur de lui, t'as l'impression que t'as trois ou quatre petits Pablo Correa qui se débattent pour sortir.

Bon, bilan : la Ligue 1, elle ferait bien de s’acheter une logique. L'autre coup, on termine quatrième et le club décrète trois jours de bad trip collectif. Cette saison, on a plus de points. Pourtant on finit que sixième. Et on fête ça devant les quatrièmes qui pleurent toutes leurs larmes de leur corps. On veut bien essayer de terminer quatrième mais dans ce championnat, si on a un peu d'ambition, c'est la sixième place qu'il faut viser.

Pour récompenser les joueurs, pas d'hermines d'or cette saison. J'ai pas trouvé mieux qu'envoyer l'équipe dans un parc de distraction. J'aurais pas trouvé pire non plus. Dans le bus (toujours celui avec les vitres teintées pour pas qu’on devine qui qu’est dedans, mais avec un gros logo du club pour qu’on devine qui qu’est dedans un peu quand même), on a fait la fête. Autrement dit, on a tourné, tourné, tourné et encore tourné nos serviettes. Alors que la mienne entamait son dernier tour sous le regard intrigué de nombreux passants ne sachant guère ce qu’il se passait réellement à l'intérieur du car, j'ai béni l'entreprise Michaud, spécialisée dans les vitres teintées. Finalement, j'ai vite compris leur utilité : tu passes toujours pour un con, mais en comité réduit.

Comme parc de distractions, on a pris celui des princes. Pas celui avec les Boulogne Boys, non. Celui avec les 7 nains. A la descente du car, l'horreur : plein de mioches sûrement supporters lyonnais ont couru vers nous. Ils ont tous voulu prendre la pose avec Salma et Petter. « Hey, t'es plus blond que dans le dessin animé quand même. » Sans l'intervention du soldat Ravera, le mioche signait son arrêt de mort. « En revanche la Belle est aussi belle. » François-Henri, quand il parle, même ses postillons ont la classe.

Toute proportions gardées, Petter c'est notre Vincent Perrot. Les défis, il adore. « John, cap ou pas cap de soulever le bout de fer qui dépasse ? » Le bout de fer, c’était l’épée d’Arthur quand même. « Arthur ou pas, je m’en fous, on laisse pas traîner son cure-dent comme ça. Je peux le broyer pour le faire glisser ? » Punaise, déjà qu’au milieu de plein de mioches, tu passes pas inaperçu avec Hansson, si en plus il casse le matériel...! Finalement, il a sorti l’épée comme nous on sort d’une coupe, sans se fatiguer. Tout le monde a cru au trucage jusqu’à ce qu’Esteban perde un bras, puis deux, en essayant de tenir l‘épée. A son tour, John a essayé. L’épée est resté coincée dans la roche. Cela dit, comme John avait carrément arraché la roche du sol, il a un peu réussi le défi lui aussi.

Entre John et Petter, il y a une grande complicité. Et pas seulement parce que dit comme ça, on croirait lire le résumé d’un époisode des Feux de l’amour. Armoires à glaces peu commodes, John et Petter sont aujourd’hui unis comme les cinq doigts de la main dans ta face. « Je t‘arrache, tu m‘arraches, la barbichette, le premier de nous deux, qui dit aïe, aura une tapette. » Le cumul des mandales, c’est une idée de Saint-Sernin, du temps où il côtoyait des messieurs qui croyaient pouvoir travailler deux jours par jour. Mais gare aux débordements. « Petter, arrête tes conneries et remets Esteban où tu l’as trouvé, tu joueras avec une prochaine fois. » Petter a fait « Grmpf. » Esteban a fait « aïe.» Petter lui a donc remis une tapette. Mais là ils jouaient plus je crois.

Sans ses deux bras, et avec une jambe en bois, Roulianne s'ennuyait un peu. Petter, sensible à la tristesse du gamin qu’il venait de brusquer, lui a proposé de jouer à la marelle. Le seul jeu nécessitant qu'une jambe valide. Pour le marquage au sol, Petter a tracé les lignes avec son pied. Pour les trous dans le bitume, on dira que c'est Mickey qui teste son Hummer.

Bon, faut qu'on se casse, je crois qu'on s'est fait repérer. Mais la fête chez Mickey ne fait que commencer, à bientôt.

dimanche 9 décembre 2007

Retour sur terre

Dréossi, Wiltord et Pagis à l'entraînement (Ouest-France)

Jauni par le temps, mon journal commençait à ressembler à un vieux guide du FC Nantes. La preuve inéluctable que ce club ne vit que dans le passé. Canari boîteux de la Ligue 1, chef de file d'une division inutile, ainsi va la vie chez le voisin d'en-dessous. Il y a pire que nous j'vous dis. Il y a Nantes. Et le PSG. Leur meilleur joueur, c'est leur public. Alors oui, c'est bien de beugler Iciiii c'est Paris !!. Mais il faut se rendre à l'évidence qu'avant tout, là-bas, Cearà. Et accessoirement Bourillon, que Le Guen dépoussière de temps en temps, pour les grandes occasions. Comme une sortie en Vélib'. Ou lorsqu'on monte à la capitale (l'autre, pas la nôtre). Patate de Pemcran est un garçon poli, alors quand il reçoit à la maison, en plus de te laisser repartir avec trois points, il met en valeur tous les cadeaux nazes qu'on lui fait. Trop bon, trop con. Greg le footballeur, même Marjolaine n'y a pas cru.

Je suis Docteur, je soigne. Ils sont joueurs, ils se blessent. Aujourd'hui, j'ai une bande d'éclopés sous la main. Maintenant je cherche même plus à savoir d'où viennent les recrues qu'on me présente, je sais qu'elles reviennent toutes de blessure. Ca doit être sacrément dangereux là-bas. Pourtant, j'étais confiant quand Moreira a mis défintivement fin à sa vie de footballeur en rentrant dans Mensah. J'ai vu en son geste comme un sacrifice pour le bien de la communauté. Une façon de concentrer toutes les blessures sur sa personne. Mais lorsqu'il a fallu dévoiler ses ambitions, j'ai laissé Daniel tirer des plans sur la comète. A coté. Au début, ça allait, on gagnait, Nino et Leroy se balladaient et les défenses adverses étaient toujours quatre garçons dans le vent. Tout roulait alors sur des roulettes. Mais est arrivée la C3. Et patatra, voire vladadam. Travailler plus pour gagner plus, en fait c'est surtout travailler plus pour plus gagner. Aujourd'hui, tout ce qu'on fait c'est prendre les matches les uns après et les autres et l'important, c'est le point. Dire qu'après Lens, on visait le titre. Moreira est encore dans le coup, obligé. En espérant qu'il ne loupe pas le maintien. Mais pas trop d'ambitions, malheureux ! Comme disait Robert Nouzaret : dans le football, un maintien vaut mieux deux que tu l'auras.

Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai réfléchi par moi-même pour trouver une solution au problème des blessures. Et j'ai trouvé : je suis allé demander aux joueurs de trouver une solution. Je les ai réunis et c'est Jérôme (le footballeur, pas le chanteur) qui a pris la parole : Coach, j'ai une super idée et c'est pas des blagues : il faut recruter Xavier Méride et le transférer au bout de deux jours. Parce que quand je perds Méride, j'ai l'impression de retrouver une seconde jeunesse. C'est l'effet Méride, efficace pour lutter contre un calendrier surchargé. Jay-Jay déconne et c'est pas une blague. On est en train de le perdre, tout ça ça lui ressemble pas. J'ai regardé Michou, on a compris que rien n'allait plus. Et j'ai pleuré. Mais comme disait Basile Boli : c'est en essuyant des revers que l'on apprend à essuyer ses larmes.

L'autre jour, on s'est promené à Valenciennes et sur un malentendu, on a essayé gagner. Dans le couloir, on a vidé notre sac de ballons sous Ouaddou, au cas où. En vain. Je l'aime bien Abdes mais là il ne me fait plus rire. J'ai aligné un quator offensif Wiltord-Thomert-Briand-Pagis (rayez le joueur inutile). En vain. Pourtant, à la causerie, j'ai fait mon job. Jimmy, sois plus franc dans tout ce que tu entreprends et arrête de tourner autour plot !. Pagis s'est levé , Mensah s'est levé, Pagis s'est rassis. Terrible l'avant match. L'ambiance était tellement électrique que tu prenais des décharges en buvant. J'ai sorti quelques jeux, dont un Scrabeul. Coach, démission, ça prend un ou deux m ? m'a demandé One Teutch Deubal. Un "m" Micka. Ok, c'est cool. Bon bah j'ai un mot : "pierre". Euh. Le pendant, aussi terrible. John était sur les nerfs après sa défaite au Jungle Speed, il a broyé le totem d'une main mais ça n'a pas suffi pour le calmer, alors il a fait mumuse avec Lamarre qui l'a viré. J'ai regardé mon banc, j'aurais bien mis un défenseur. Finalement, j'ai mis Borne. Quel effectif pourri. Pendant qu'en face, joue Sanchez, nous, on joue sans banc. Au moins cette sortie à Valenciennes aura permis à Moreira de prendre un peu l'air. On aurait dit un miraculé qui pouvait à nouveau marcher. Alors on lui a rien dit pour la défaite. Y a bien que lui qui est ressorti content, on allait pas lui gâcher ça.

jeudi 6 septembre 2007

Blague à part

Cher journal...euh...comment te dire...euh...

Pour des raisons personnelles, je ne serai plus en mesure d'ausculter au rythme habituel les travers du Stade Rennais cette saison.

Je remercie celles et ceux qui auront suivi les aventures de Docteur Dréossi, ainsi que Mehdi Seraiche, auteur du blog culte du Petit José dont je me suis librement inspiré.

Parce que la déconne, ça va cinq minutes. Le Stade Rennais a passé l'âge de mettre trois plombes à gagner son premier match et de perdre en Coupe contre un club qui a plus de lettres dans son nom que de professionnels dans son équipe. Le club grandit, finies les erreurs de jeunesse. À plus de 100 piges, il était temps.

Selon un écrivain outre-manchais, la crise d'hier est la blague de demain. À Nantes, ils étaient bidons, maintenant ils sont bidonnés. Quant à nous, du coup, on pourrait se donner rendez-vous après le match à Clermont, allez savoir.

Et allez Rennes surtout.

lundi 20 août 2007

Plus Breizh la vie : suite et fin

Réveillez-moi quand Wiltord aura signé

2 juillet. Aulas, son univers impitoyable. Wiltord, à peine il reprend l'entraînement qu'OL Police l'embarque au commissariat. Déjà qu'on galère pour le libérer de son année contrat, s'il faut le libérer de son année de zonzon, bonjour les complications. Finalement, sous la pression du lieutenant Cris, on a pu sauver Wilou. Mais à condition qu'il avoue tout dans l'affaire Fred. Parce que le Nino, ça fait quelques mois qu'il vit le feuilleton à fond. Je peux rien dire de plus, serment d'hypocrite cher au Docteur oblige. Juste qu'à l'OL, ils en font tout un pathé avec Francis Perrinho mais quand il jouera il aura qu'à pas faire de tête pour pas crever le ballon, c'est tout. Tourner dans un clip de Martin Solveig, c'est déjà plus grave que toutes ces histoires de passements de jambes. Mais il est hors de question que je m'attarde sur ces péripéties extra-sportives qui n'en valent vraiment pas la peine. Je me concentre sur ma mission : ramener Wiltord en Bretagne, si possible avant qu'il fasse un duo avec Christophe Willem II ou couche avec Bernard Lacombe.

3 juillet. Je déconne pour hier, t'as cru que j'allais causer football ou quoi. Je suis allé voir Pinault, pour savoir si Salma aimait bien Wiltord. Franchement, en v'là un argument qu'il est intéressant. Bon, on est pas tous du même avis au club on dirait. Faut que j'arrête mes conneries, Pinault l'a mal pris, et moi pleine gueule. Et il m'a menacé de me priver d'argent de poche, le flippe. Parce que l'argent de poche du big boss, c'est surtout l'argent de poche d'un baggy de Peter Crouch. Quand je pense qu'au début, on voulait faire venir Fiorèse. Mais tu m'étonnes que personne n'en veuille. Au moindre contact, il simule le bougre. Alors j'ai proposé Frei. Les stabilos dortmundais c'est pas tip top, mais Alex veut jouer en Allemagne. Du coup avec Big Boss on a envoyé un courrier signé Franz Wapinault.

14 juillet. Bon bah comme on a pas eu de réponse, je me suis auto-brainstormer pour trouver des idées plus pertinentes. François, pourquoi ne pas rebaptiser la tribune Super U au nom de Wiltord ?. Après tout, John est parti... Et ça risque de plaire à Wiltord cet hommage. Wapinault il a soupiré, on dirait que j'ai rien compris. C'est ça qu'est bien quand tu marches par paire : t'as deux fois plus de chances de dire moins de conneries au final. Alors Wapinault m'a expliqué : Pierrot, pour la Tribune Super U, tu n'as pas tout compris. Contrairement à ton Utaka, mon Wiltord tire dans le but, pas dans les tribunes, donc ta proposition ne rime à rien. Vu que c'est le cerveau, il crâne, logique anatomique de Docteur.

29 juillet. Landry Vinchau, c'est le roi de la promo. Il arrête pas : et pourquoi pas piocher dans notre réserve ?. Giresse et Coco, on l'appelle Speed, pas parce qu'il va vite, nan. Parce que s'il fait pas quinze dribbles, il croit que le ballon explose. Roulian Estebanne, c'est un homme blessé. Nguema, lol. Et puis par rapport à un joueur international français, un joueur CFA ça a moins de valeur. Logique économique.

14 août. Le feuilleton s'est transformé en un grand jeu d'échecs. A Lyon comme par chez nous, ça avance ses pions, bluffe, joue tactique. Jean-Mich' joue des coups vicieux. Alors je lui ai demandé, une fois pour toutes, si Wiltord venait. Hum, ni oui Nino. S'il croit que c'est le moment de blaguer. Aulas, tout le monde le critique mais je l'aime bien quand même, il est mimi. Minable et mythomane. En parlant d'échiquier, François a sorti le sien. En quelques jours, le temps d'écrire en toutes lettres les sommes, Big boss a mis fin à un feuilleton long de deux mois. Les chèques épatent. Les mots s'envolent mais les écrits restent. Surtout quand c'est sur un rectangle de papier.

C'est ainsi que Sylvain Wiltord est arrivé au Stade Rennais. Retour à la case départ pour ce joueur qui touchera plein de milliers d'euros et tout ça, sans passer par la case prison.

(en)FIN.

mercredi 8 août 2007

Plus Breizh la vie : épisode 1

Ils sont trois : Pierre Dréossi, Frédéric de Saint-Sernin et François Pinault (les bons). Leur mission : faire du Stade Rennais un grand club.
Il est tout seul : Jean-Michel Aulas (le truand). Sa mission : faire chier le monde.
Homme de la discorde : Sylvain Wiltord (le buteur). Footballeur né au Stade Rennais, il revêt la tunique Rouge et Noire durant six saisons avant de quitter le cocon breton. Dix ans plus tard, Sylvain Wiltord pourrait retourner au bercail.
Mais même lorsqu'il s'agit de Rennes désireuse de revoir son enfant chéri, le Roi de Lyon est sans scrupules.
Plus Breizh la vie, un feuilleton qui vous est présenté par la marque Padémass, parrainée par Daniel Moreira.

Il était une fois, bla bla. Quand soudain, c'est le drame. Le truc qui va me bousiller mon été, mais je ne le sais pas encore. En même temps, je ne suis pas con, si j'aurais su, j'aurais pas répondu. Je regardais un Fréquenstar de Diana Krall, pépère les doigts de pied en éventail, en sifflotant, la belle vie quoi. Quand soudain, téléphone : Galette saucisse je t'aime, j'en mangerais des kilos, dans toutes l'Ille-et-Villaine, avec du lait Ri... Allô ?. C'est François Pinault. Bonsoir Pierre. Réunion demain, jeudi 14 juin, à 15 heures dans mon bureau. Frédéric sera présent parmi nous. Pierre, réfléchissez à cette question pendant la nuit : comment faire du Stade Rennais un grand club ? Je compte sur vous. L'avenir du club est entre nos tempes. A mon arrivée, j'ai promis à Pinault que je ne promettrais rien, comme ça je savais que je n'allais jamais le décevoir. Si tu vises trop haut, le pigeon qui tombe, c'est toi en fait. Suffit de voir Christian Gour*¤%#. Alors quand on me demande la lune, mon cul ouais. Enfin, j'me comprends.

Jeudi 14 juin, 15h. Début de la réunion. Je suis venu en survêt', pour bien qu'on sache qui est qui, parce que c'est pas toujours très clair par chez nous. Mais moi, je suis coach je crois, à moins que...deux secondes...ouais c'est bon. Ouf, j'ai bien fait de mettre mon déguisement. Frédéric, Pierre, je vous ai demandé hier soir de réfléchir à la façon dont s'y prendre pour faire du Stade Rennais un grand club. Le fruit de votre réflexion nous permettra, nonobstant notre manque de temps, d'accroître l'attractivité de notre entreprise sans que cela ne soit dispendieux. Pour mener à bien notre projet, définissons d'abord les termes de "grand club". Perso, j'en aurais défini d'autres d'abord mais c'est lui qui gère. Un grand club, c'est un club qui a un bon entraîneur avec plein de faire-valoir autour de lui. François Pinault, il a failli recracher sa gorgée de Volvicomte en entendant ça : Impossible, vous dites n'importe quoi M. Dréossi, ressaisissez-vous. Parce que si c'était vrai, on aurait plus grand chose à faire pour devenir un grand club. Vous n'avez pas tort big boss, il faudrait peut-être un adjoint supplémentaire. Nan, de ce côté ça va encore, little coach. Ils ont ri. Comment il casse mal. C'est vrai quoi, je suis pas petit. Manquerait plus qu'ils disent que je suis pas un bon coach.

Saturnin, il fait toujours son intéressant. Ce ne sont que des paroles en l'air. En politique, j'ai appris que rien ne sert de parler, mieux vaut agir. Tu parles. Donc agissons sans plus attendre et arrêtons de parler pour rien dire !. Pinault il a dit que c'était bien et qu'on en parlerait plus tard. On dirait moi qui dis à Nguema de faire banquette à Noisy-le-Sec quand il me demande d'être titulaire contre Marseille. Big boss a un plan : Il faut faire un coup sur le marché. Il faut à tout prix recruter un joueur de classe mondiale pour qu'enfin, le Stade Rennais ait, comme les grands clubs, son grand joueur. Si en plus ça pouvait traîner et faire patienter les supporters, ce serait parfait. On aurait, comme les grands clubs, notre feuilleton de l'été. N'attendons plus, recrutons Wiltord ! C'est bizarre mais si tu rembobines la cassette sept ans en arrière, t'entends le big boss parler de Severino Lucas. Flippante la bande-annonce. Mais c'est loin d'être fait pour Nino. L'histoire ne fait que commencer et tout peut encore arriver, car tout va très vite dans le football. Sauf Cheyrou.

vendredi 27 juillet 2007

Hey Petter, si on montait un groupe de rocs ?

Contre Lescaut d'Angers, on aurait dit le carnaval de Carnac. Moreiraté et Olivier Thom' m'avaient réservé un déguisement capillaire. La boule à zéro but, ça ne pouvait être que Daniel. Quant au grand mollasson, à mon avis son coiffeur a dû le sortir à la mi-temps. Alors selon eux, C'est un subtil subterfuge grâce auquel nous pourrons exercer notre métier en toute tranquillité et éviter d'être à nouveau les chèvres émissaires du public rennais. Plus on regarde nos têtes, moins on s'occupe de nos pieds. Héhé. Qu'en penses-tu ? Assimilation, réflexion, réaction : J'en pense que des tribunes, on ne voit pas la coiffure de ceux qui sont assis sur le banc. Emmanuel Coiffe serait fier de moi. Le choc des mots a été d'une telle violence qu'Olivier Thom' a marqué deux buts. Jean-Guy Wallen, un collègue, cessera enfin de me demander quand replantera l'Olivier. Quant à Daniel, il a fait hara-kiri sur Mensah qui venait de contracter tous ses muscles pour impressionner Petter.

Car depuis que Petter est entré dans sa vie, John est jaloux. Comme dans une série américaine. Sauf que là, la nana qu'il faut impressionner, elle porte un jogging et s'appelle Pierre. C'est sûr qu'avec Bourillon, les concours de biceps John il les gagnait avec son index. Petter, c'est un monstre. Mais gentil paraît-il. Il a le corps et le visage de Hulk. Et la coiffure de Claude François. Clo-clo qui soulève une voiture avec sa main pour la fracasser contre ses clodettes, ou Hulk qui chante le lundi au soleil, brr, j'en frissonne déjà. Erikéa avait beau nous rassurer, au début c'était le seul à s'en approcher. Ne craignez rien, Casimir est inoffensif. Il n'a jamais rien bouffé, ne serait-ce, qu'une feuille de match. Cause toujours : Daniel ça l'empêchait pas d'avoir faim de ballons. Petter est omnivore. Sur la tête de Fauvergue dans la lucarne, au début pour moi comme un herbivore mangeait de l'herbe, bah un omnivore mangeait de l'homme. En fait c'est pas du tout ça. Petter est omnivore depuis un match de Toto entre les Heerenvenéères et les Marseillais. Ca avait mal tourné, il est un peu rancunier le Casimir.

Du coup, Mbia s'est vexé. Il a exigé au moins une jambe de Nasri. Ah ouais, et tu fais quoi si on veut pas ? Je joue en défense centrale. Oh hey, tout de suite les menaces. Avec Jéjé et son air de chien battu, Micka qui a encore la marque du nez de John sur son poing, Cyril-la-gnac et tackle-man Mbia, je commence à avoir une belle petite équipe de bad boys. Moi j'ai pas peur de mes joueurs hein, que tout soit clair. Mais j'ai peur pour mes joueurs alors j'ai interdit le tacle. Des tibias qui pètent, des chevilles qui se tordent, des genous qui lâchent. Si la préparation ne porte pas ses fruits, au moins j'aurais récolté les pépins. Youpla. Bien aidé cela dit par Stephane, atteint de tocs (Tacles obsessionnels compulsifs). Je l'ai privé de sortie à Cannes pour le réintégrer au Stade Municipal de Courseulles-sur-Mer. Quand on peut se faire pardonner.

Roc'n'Roll attitude.

lundi 2 juillet 2007

Dur dur de recruter

C'est dur dur de recruter
Oh la la, m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter
J'm'appelle Dréossi
J'ai quarante-sept ans et demi
Dur dur de recruter

Reste ici, va pas pas là
Signe ici, tout en bas
Fais comme ci, fais comme ça
Patati et patatra
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi c'est comme ci
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi Moreira.
Oh là là m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter.

Et Nault-pi, qu'est-ce qu'il dit
Si Pierrot, c'est promis
Un gros chèque et c'est fini
On fait comme ci, on fait comme ça
Patati et patatra
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi c'est comme ci
Pourquoi ci pourquoi ça
Pourquoi Moreira.
Oh là là m'en parle pas, c'est dur dur de recruter
Dur dur de recruter.

On propose mais pas d'accords !
On persiste mais pas d'accords !
Un peu d'blé ? Là d'accord !
Fuck Porssmousse and Premiership,
Marre de ces joueurs qu'on chipe
Dur dur de recruter
Oh là là, m'en parle pas
C'est dur dur de recruter.
Dur dur d'être Rennais.


Voilà ce que j'en fais de tes transferts !

Les Pinault-Printemps-La Redoute, c'est des mythos ou des radins. Je demande rien, à peine quelques millions d'euros pour faire mon marchéto. J'ai été sage, j'ai eu des bonnes notes, je ne glandais pas au fond du classement. Comme promis, j'aurais dû être récompensé. J'attends la monnaie, j'tape du pied, tape tape. Toujours rien. J'tape du poing sur la table, tape tape, toujours rien. Alors j'ai employé un grand moyen (nan, pas Isaksson) j'ai tapé dans l'oeil de Salma : c'est qu'il est gossbo le Pierrot. Du coup, ils se sont un peu intéressés à moi. Hop, un rendez-vous de pris avec la family.

Déjà c'est sûr, c'est pas des mythos. Contrairement à moi, ils ont assuré leurs arrières pour mal de temps. C'est pour ça que j'ai décidé de prendre les devant : Mbia arrière droit, bonjour les dégâts. Ils m'ont reçu chez le fiston, François-Henri. Les mecs, tu leur sers un café, ils te filent un pourboire, manger, se loger. Alors je suis venu avec un cadeau, à quelques millions. Et une idée derrière ma tête. Je suis venu accompagné de Daniel, dans l'espoir de bien gagner au change. Tout ce qu'ils ont trouvé à me filer, c'est la trouille. M. Dréossi, n'essayez pas, la seule chose que l'on vous doit, c'est le respect . Ils cherchaient à m'embrouiller. Réplique : à combien est estimée votre fortune ? Hum, environ 5,4 milliards d'euros et des poussières, soit des dizaines et encore des dizaines d'équipes de Severino Lucas et de Mario-Hector Turdo.. Gloups. Je leur ai finalement laissé les poussières pour prendre la poudre d'escampette.

Finalement, va falloir recruter malin. Et quitte à recruter des losers, autant éviter de verser tout son budget. Recruter malin, c'est la même chose que recruter des tocards parce que t'as pas un rond. Quand je vois Savinaud qui signe à Guingamp, ça au moins c'est recruter malin. C'est quand même d'un autre niveau qu'Abidal à Barcelone pour plein de pépètes.
J'ai demandé l'avis du Président pour les transferts. Il me conseille d'aller porter réclamation auprès de la Ligue. A mon avis il part en sucette depuis la fin de saison dernière. Me voilà bien entouré. Il reste les joueurs. Bruno, il parle bien. Mieux qu'il joue. Ca change de Monterrubio qui parlait pour rien dire mais qui...en fait nan. Snif, chui vraiment pas gâté par mes joueurs.

Pour recruter, il faut d'abord qu'un de nos joueurs parte. Or pour qu'un joueur parte de chez nous, il faut qu'un club le recrute. Mais les dirigeants de ce club X qui doit recruter notre joueur Y attend également qu'un de leurs joueurs parte. Donc ça n'avance pas. Et fuck la Ligue aussi.. Voilà du Saint-Sernin de haut niveau. Encore quelques troubles mais on retrouve notre Président d'antan. Contentons-nous de ce qu'on a déjà. Entre Etienne et John, déjà il devrait y avoir un numéro 10 si j'avais une équipe cohérente, et je commence à saturer. Autant John on a pigé dès qu'il est arrivé à Rennes il parlait anglais, à mon avis il a été parachuté chez nous par hasard. Le coup du "tu veux franchir la Manche ? On va te la faire franchir", c'est connu, tu pars de Lens tu crois finir à Londres tu finis à Fougères. Et pourtant tu franchis bien la Manche, ni vu ni connu l'entourloupe. En revanche, pour le Paimpolais, ça commence à bien faire. C'est la saucisse qui fait déborder la galette là. En bon capitaine, il devrait se barrer en dernier. Parce que oui, chui dans une belle galère. Et Carnac, c'est moche.

Zen. Cool. Tranquille.











mercredi 27 juin 2007

La rentrée du classe

Coucou cher journal adoré.

Wahouu, c'est la rentrée ! On a repris l'entraînement tôt, sans traîner. Logique tu m'diras, c'est le but. Quoique, en tant qu'entraînager du Stade Rennais, il aurait peut-être même fallu reprendre l'entraînement fin avril. Au moins. Mes joueurs sont un peu coincés, z'ont toujours un certain retard à l'allumage. Partis comme on est, ils devraient être au courant qu'ils sont footballeurs (ou pas pour Olivier Thom') vers fin août. Voire fin novembre pour les plus lents. Surtout Cheyrou. Tu lui dis qu'il reprend le foot fin juin, le temps que ça monte au cerveau puis que ça redescende jusqu'au muscles, on a changé de saison. Tel nerf tel 6 comme on dit dans la famille Cheyrou. A noter que j'attends toujours pour Danny, j'vous l'dis un jour ou l'autre il va tout déchirer. J'y crois mou comme fer. Enfin, c'est pas pire que Rochat d'façon. A l'heure qu'il est, il doit essayer d'enlever sa jambe mais le mal est fait : Nancy a marqué.

Lundi, c'était en fait un peu la rentrée des classes. Mais de Lemoine aussi. C'est le nouveau, mais personne n'ose le bizuter. Dans une autre vie il a dû chanter dans les Jacques Sonfaïvadec ou un truc comme. Un Breton pur beurre avec une coupe Afro, c'est tendancieux. Alors me suis renseigné auprès de Landry Vinchau. C'est le nouveau Robert Herbin ou le nouveau Valderrama. J'avoue ça fait trop de "nouveau" pour un mec resté dans les années années 80. T'es sûr que c'est pas plutôt Valderrama qui est le nouveau Fabien Lemoine ? Landry j'ai senti dans son regard qu'il était content de repartir pour une saison. En tout cas Landry il tarit pas des loges sur ce joueur alors je fais confiance.

Y a un autre nouveau. Lui il a dû faire sosie d'Isaksson dans une autre vie. C'est Lollich' qui me l'a conseillé. Luzi, c'est une de ses plus grandes découvertes. Y en a qui vont faire des fouilles chez les Thiopiens, Lollich il va fouiller dans le championnat belge. Tu verras, si jamais mon poulain Pouplin se troue, ce qui est peu improbable, il sera parfait pour faire la doublure. Un bon joueur de club. J'ai regardé, oui c'est un joueur de clubs en effet. Tu vois Sikora ? Bah c'est le même mais dans l'autre sens. Y a des mecs ils font un club mais jouent 2548 matches pour leur club, lui il a fait 2548 clubs mais a joué un match. Contre Chelsea, certes. Leboeuf il a joué où ? Ok. Et pourquoi pas compter le championat belge ? La réponse est dans la question.

Sur l'échelle de Nguema, une tête de Fauvergue au niveau de la dépression c'est le maximum. Je leur ai bien filé à chacun du prozac pour les vacances mais ça n'a pas trop marché, peut-être que j'aurais pas dû confier la distribution à Daniel, tant pis c'est fait. Fallait remettre mes joueurs de bonne humeur alors j'ai mis du Gloria Gaynor en boucle dans le vestiaire. Amasspékeufaille, amassbéteufaille...trente secondes plus tard on avait gagné la Coupe du Monde. Mission numéro 1 intitulée "Mon groupe vit bien" : accomplie.

Perso chui pas vraiment rentré de vacances parce que chui jamais sorti du travail. Si seulement tout était aussi simple qu'avec Doudou. Sa carrière est finie, c'était un brave joueur. A l'OM, ils le recrutent et hop après ils prennent Givet. Dans l'autre sens, Faty il aurait cru à l'entourloupe. C'est vrai que recruter un défenseur pour en prendre un autre après, c'est louche. Ceci dit je débute, peut-être qu'Albert (un collègue) il joue avec quatre défenseurs centraux. Bref, là pour Givet, Jacques Faty c'est juste un réalisateur français, pas de quoi s'inquiéter.
Par contre avec Super Mario, c'est Game Over. Quel con je fais, parfois. Vous connaissez l'histoire du con qui dit non ? Non ? Bon bah c'est l'histoire d'un employé qui fait bien son boulot et qui veut une augmentation. Et on lui dit non. Quand on est con, on dit non. Par contre Danny, ah là, y a personne pour le faire partir. D'un côté, y a personne pour l'accueilir.

Me voilà donc à devoir courir après les joueurs sans même pouvoir les tacler. Les transferts, c'est bizarre, regarde plutôt avec Diatta. Qui aurait pu imaginer à une époque que les Stéphanois quittent Lamine sans pincements au coeur ? Quand on sait que le recrutement, c'est comme les rendez-vous amoureux par internet, tu ne sais pas ce qui t'attends et après quelques passes, tu te rends compte que ce n'est pas le bon choix...on va s'amuser jusqu'au 31 août. Diagnostic de Doc.


(un cimer au 'sieur BZH atao qui m'a dessiné en préservant grâce à un habile coup de crayon toute la classe qui m'incarne)