Bruno Genesio : « Les deux saisons à Rennes sont parmi celles qui m’ont le plus marqué »
Publié le 10 septembre 2026 à 17h20 parDe retour au Roazhon Park avec l’Olympique de Marseille, Bruno Genesio a évoqué avec émotion son passage au Stade rennais. L’ancien entraîneur rouge et noir se méfie d’une équipe rennaise en forme, mais estime l’OM capable de lui poser des problèmes.
Rennes, « une des périodes » les plus abouties
Avant de retrouver le Stade rennais, Bruno Genesio a été interrogé sur son passage en Bretagne. Arrivé en mars 2021, le technicien avait notamment conduit le SRFC à la quatrième place de Ligue 1 en 2022, au terme d’une saison marquée par plusieurs records offensifs.
« Il y avait un contexte certainement favorable, avec des joueurs qui correspondaient exactement à ce que je souhaitais faire en termes d’intensité et de volume de course, que nécessite le jeu que j’essaie de mettre en place », se souvient l’actuel entraîneur marseillais.
Genesio retient également la confiance progressivement installée au sein de son groupe. « La confiance fait que ça renforce vos principes. Les joueurs sont plus libérés, le staff aussi », explique-t-il.
Après avoir également cité sa première saison à Lille, l’ancien coach de l’Olympique lyonnais place son aventure rennaise parmi les périodes les plus marquantes de sa carrière : « Les trois saisons qui m’ont le plus marqué, ce sont les deux saisons à Rennes et la première à Lille, où on a fait des matchs assez accomplis dans le jeu et dans ce que j’aime voir de mon équipe. »
Une équipe rennaise « en forme »
Bruno Genesio s’attend désormais à un déplacement difficile face à son ancien club. « On a aussi des qualités pour poser des problèmes à cette équipe de Rennes, qui est en forme et qui a fait un très, très bon début de saison. Mais on sait aussi que, sur un match, on est capables de les inquiéter », prévient-il.
En difficulté sur le plan défensif lors de sa précédente sortie face au Paris FC, l’OM a notamment travaillé sur son organisation à la perte du ballon. Genesio refuse toutefois de résumer les progrès attendus à un bloc positionné plus bas.
« Pour mieux défendre, il faut déjà être mieux placé quand on attaque », insiste le technicien. « Il y a des moments où notre équipe était coupée en deux, avec cinq joueurs dans les 30 mètres adverses et cinq joueurs quasiment sur la ligne médiane. Lorsque vous perdez le ballon dans ces situations-là, ça laisse beaucoup d’espace à l’adversaire. »
L’entraîneur marseillais souhaite ainsi conserver le pressing haut de son équipe, tout en améliorant sa compacité : « Ce n’est pas forcément la hauteur du bloc qui est importante, c’est la compacité du bloc. Quand on a le ballon aussi, c’est déjà la première manière de bien défendre. »
Pas de révolution avant Rennes
Malgré les difficultés rencontrées par son équipe, Bruno Genesio n’envisage pas de bouleverser ses principes au Roazhon Park. Il préfère laisser du temps à ses joueurs pour développer leurs automatismes, notamment en défense centrale.
« On ne peut pas, du jour au lendemain, avoir une complicité et des automatismes à ce poste-là en ayant joué un seul match ensemble. Ce n’est pas pour rien qu’en général, la charnière bouge très peu dans les grandes équipes », souligne-t-il.
Quelques ajustements tactiques pourront être apportés, mais aucune transformation profonde n’est annoncée avant le déplacement à Rennes. « Il n’y aura pas de révolution à attendre, en tout cas pas aujourd’hui. On va plutôt insister sur la cohésion, trouver des automatismes et renforcer tout ça entre les joueurs », conclut Genesio.
Vos réactions (3 commentaires)
Marcel Loncle ✝️
10 septembre à 17h25Le plus beau jeu jamais pratiqué à Rennes. Ça, on ne l’oubliera pas. En revanche, une sortie minable et pitoyable. Dommage…
Pheonal 58
10 septembre à 17h47De la com rien que de la com !
Allez Rennes !
Lulu Berlu
10 septembre à 19h212 saisons qui l’ont marqué certes mais aussi qui l’ont terriblement usé !!
Ce qui l’a amené à jeter l’éponge au cours de la 3eme.
Mais à travers sa déclaration il ne serait pas en train des fois de nous passer la pommade dans le dos et nous enfumer ?
Histoire de se faire pardonner un tant soit peu cet abandon honteux de poste.