Stade rennais - OFI Crète, Blas : « C’est notre force de toujours y croire »
Publié le 16 octobre 2026 à 09h22 parAprès la victoire arrachée par le Stade rennais face à l’OFI Crète (2-1), jeudi soir au Roazhon Park, Ludovic Blas a salué la force mentale de son équipe, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées dans le jeu. Le milieu offensif est également revenu sur le but décisif d’Abdelhamid Aït Boudlal et s’est projeté sur les prochains rendez-vous face au Paris FC et à la Juventus.
Vous avez encore souffert, comme dimanche dernier, mais au bout du compte, il y a la victoire. Qu’est-ce que vous retenez surtout ?
Je retiens que l’équipe ne lâche jamais rien, dans un premier temps. C’était un match compliqué. On savait qu’ils allaient être en bloc bas. En plus, on prend ce but-là, donc forcément, ça leur a facilité les choses. On a essayé, on n’a pas toujours eu le geste juste, mais on a continué à y croire et on est récompensés à la fin.
Ça a été poussif. Comment expliquez-vous que ce soit si difficile de créer du vrai danger ?
Il faut qu’on arrive à prendre beaucoup plus de temps et qu’on se calme aussi avec le ballon. Je pense que cette saison, on va rencontrer beaucoup d’équipes qui vont faire bloc bas comme ça et c’est à nous de trouver les failles. Il faut surtout ne pas prendre de transitions et faire attention à ne pas faire d’erreurs pour donner des buts à l’adversaire.
Ludovic Blas : « Je retiens que l’équipe ne lâche jamais rien. » https://t.co/h6RmYfBrWa
— Clément Gavard (@Clem_Gavv) October 15, 2026
Vous y croyez jusqu’au bout, mais n’y a-t-il pas un petit manque de confiance, notamment chez les joueurs excentrés ? On attend toujours le premier but d’un excentré cette saison.
Non, pas du tout. Je pense que la confiance est là. Après, il ne faut pas oublier que, même si c’est compliqué de temps en temps, le plus important, c’est aussi de gagner. Si on jouait bien et qu’on ne gagnait pas, on trouverait toujours quelque chose à dire aussi. Mais c’est sûr qu’il va falloir travailler ce manque de justesse dans les derniers gestes. Et nous, en tant qu’excentrés, continuer à essayer de porter le danger et à nous rapprocher d’Estéban.
Abdelhamid Aït Boudlal est passé par toutes les émotions. Après son erreur, il devient finalement le héros du match. Comment l’avez-vous retrouvé ?
Content. Je pense qu’il est soulagé. Après, ça arrive à tout le monde. Il est resté concentré et il est récompensé à la fin. Je suis content pour lui parce que c’est une bonne personne. Il travaille toujours. Il y a des moments compliqués et il est récompensé par ce but qui nous donne cette victoire.
Vous ne vous êtes pas dit à un moment, sur le terrain puis sur le banc après votre sortie, que vous n’alliez jamais y arriver ?
Non. Justement, c’est notre force de toujours y croire. Moi, j’ai cru jusqu’au bout. Je ne suis même pas étonné du scénario parce que je savais qu’au bout d’un moment, ils allaient craquer. Nagida met un but exceptionnel, donc ça nous remet aussi dedans. Après, on a continué à pousser, même si on a été maladroits sur certaines actions. Avec le cœur, au final, on récupère trois points.
La saison dernière, vous aviez parfois tendance à perdre les avantages que vous aviez pris. Cette année, c’est l’inverse : vous arrivez à forcer les choses contre Le Mans, Auxerre, et encore ce soir. À quoi attribuez-vous ce changement dans la force mentale de l’équipe ?
On sait qu’on a les capacités de revenir à tout moment. Donc, au final, baisser la tête serait une erreur. Il ne faut juste pas attendre d’encaisser ce but-là pour se réveiller, parce que c’est dommage. Je pense que Brice ne doit pas être content parce qu’ils tirent une fois et ils marquent une fois. Mais la mentalité est bonne et c’est surtout ce point positif qu’il faut retenir.
C’est aussi la fin d’une mauvaise série pour le coach. Est-ce que vous en parliez entre vous, voire avec lui, cette semaine ?
Non, pas du tout. J’ai entendu parler de cette statistique. Au final, elle est cassée aujourd’hui. Je suis content pour lui. Dans tous les cas, ça allait arriver.
Dimanche, il faudra montrer autre chose face à un concurrent direct, le Paris FC.
Bien sûr. Il faut toujours montrer plus, toujours faire plus, et prendre les trois points pour rester dans le bon wagon. En championnat, comptablement, on est bien, donc il faut continuer sur cette lancée.
Ce sera peut-être aussi l’occasion d’avoir un scénario dans lequel vous ne serez pas constamment obligés de faire le jeu, après avoir rencontré plusieurs blocs bas ces derniers temps. Est-ce quelque chose que vous attendez ?
On verra ce qu’ils proposent. Nous, on va rester dans nos principes. On va essayer d’avoir le plus souvent le ballon. S’ils nous donnent des espaces, tant mieux pour nous. Mais si c’est un bloc bas, il va falloir continuer à travailler là-dessus. Au bout d’un moment, on va bien maîtriser ce genre de situation.
Dans une semaine, il y a aussi ce déplacement à la Juventus, l’adversaire le plus prestigieux de votre campagne européenne. Vous connaissez ce stade et vous y avez de bons souvenirs. Qu’attendez-vous de ce match ?
C’est un match de Coupe d’Europe. C’est un match à jouer et à ne pas subir. Si on s’est qualifiés l’année dernière, c’est pour des matchs comme ça, tout simplement. On va aller là-bas pour gagner et faire de bonnes choses. Si je peux aider l’équipe comme j’ai pu le faire auparavant dans ce stade-là, je signe tout de suite.
Sur l’ambiance ce soir, Mahdi Camara disait que vous lui aviez un peu vendu les soirées européennes au Roazhon Park. Vous avez retrouvé cette atmosphère particulière ?
Oui. Après, je suis le rescapé. Il n’y a plus que moi dans l’effectif qui ai vécu ces moments-là à domicile.