Nice - Rennes : la polémique continue

Publié le 12 décembre 2012 à 23h30 Stade Rennais Online

« Ce soir, les tricheurs ont gagné », réagissait Frédéric Antonetti mardi à l’issue de la défaite du Stade rennais à Nice (1-0). Des paroles que les Niçois ont peu appréciées. L’OGCN s’est ainsi fendu mercredi après-midi d’un communiqué dénonçant « des propos diffamatoires tenus [...] à l’égard du club et de ses joueurs à l’issue du match ».

« Ce n’est pas la première fois que l’entraîneur rennais se rend coupable de propos déplacés et dénués de sens à l’issue d’un match, propos bien souvent destinés à masquer les insuffisances de sa propre équipe ou de son propre management », estime sur son site internet le club niçois, qui encourage « vivement M. Antonetti à plus de mesure et à se concentrer sur son métier, son équipe et le Stade rennais ».

Le club breton, « soucieux d’éviter une polémique stérile », a riposté dans la soirée en publiant lui aussi un communiqué. « Les attaques visant Frédéric Antonetti sont inappropriées et dénuées de tout fondement », explique le Stade Rennais Football Club. « Frédéric Antonetti a simplement voulu réagir à ce que tous les médias ont constaté : le penalty et les cartons rouges sont la conséquence de simulations manifestes ».

Le Stade rennais précise ainsi qu’il a saisi mercredi matin la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel pour faire annuler le carton rouge reçu par Yassine Jebbour, coupable selon l’arbitre d’une faute sur le Niçois Éric Bauthéac entraînant le penalty à l’origine du but des Azuréens. « On a fait cette demande, expressément, car il est évident, qu’il n’y a aucune faute de Jebbour sur Bauthéac. Il n’y a rien, donc c’est une erreur manifeste », commente Pierre Dréossi à Ouest-France. Le manager général du Stade rennais ajoute qu’il ne demandera pas l’annulation du carton rouge reçu par Kana-Biyik (averti à deux reprises). « Comme il y a une petite faute, il s’agit d’un problème d’interprétation de l’arbitre ». Énervé, le Camerounais aurait de plus insulté l’arbitre au moment de son exclusion, précise Ouest-France.

De son côté, Éric Bauthéac - à l’origine du plongeon entraînant le penalty - n’en démord pas. « Le deuxième rouge est sûrement sévère, mais il y a penalty. Il me pousse c’est clair et net », explique le Niçois à propos de Jebbour sur le site du quotidien L’Équipe. « Au moment où je prends mon impulsion, c’est là où il me pousse. Si je n’écarte pas les bras, personne ne parle du saut de l’ange, et tout le monde dit qu’il y a penalty ». « Antonetti est fidèle à lui-même. Ce n’est jamais de sa faute, c’est toujours celle des arbitres, des adversaires,… On le connait. Il est comme ça, il a le sang chaud, c’est sa mentalité », conclut le milieu offensif, réagissant aux propos de l’entraîneur rennais.