Nouveau stade, PSG, mercato : de Tavernost affiche les ambitions du Stade rennais
Publié le 2 septembre 2026 à 07h18 parInvité de l’After Foot mardi soir sur RMC, Nicolas de Tavernost a fait le point sur plusieurs dossiers importants du Stade rennais. Le président du conseil d’administration a confirmé le recours dans le dossier PSG-Rennes, évoqué la possibilité de relancer le projet d’un nouveau stade et affiché les ambitions sportives du club. Il est également revenu sur le mercato et l’engagement de la famille Pinault.
Rennes va saisir le CNOSF pour PSG-Rennes
Le Stade rennais n’en a pas terminé avec le dossier PSG-Rennes. Après la décision prise vendredi par la Commission des Compétitions de la LFP, qui a décidé que la rencontre retour se jouerait au Parc des Princes, Nicolas de Tavernost a confirmé que le club allait contester cette décision.
« La décision de la commission n’est pas favorable à un match à Rennes, décision que nous allons contester auprès du CNOSF », a annoncé le président du conseil d’administration du SRFC sur RMC.
Pour le dirigeant rennais, la décision de la LFP est contradictoire avec l’amende de 150 000 euros infligée dans le même temps au Paris Saint-Germain pour non-respect de ses obligations concernant la praticabilité de son terrain et son stade de repli.
« Il nous paraît contradictoire à la fois de mettre une amende au club qui nous accueillait à l’aller et de ne pas en tirer les conséquences d’un règlement qui est pourtant très clair », estime de Tavernost.
Le règlement de la LFP précise en effet que l’inversion d’une rencontre n’a « aucune incidence sur la suite du calendrier, sauf circonstances exceptionnelles ». C’est sur ce point que Rennes entend appuyer sa contestation.
« Le texte doit être appliqué selon nous et nous pensons que la commission n’a pas appliqué correctement le texte puisqu’elle a reconnu qu’il n’y avait pas de circonstance exceptionnelle en matière de pelouse », poursuit le dirigeant.
Le Stade rennais avait accepté d’organiser au pied levé le match de la première journée au Roazhon Park, alors que la pelouse du Parc des Princes ne permettait pas la tenue de la rencontre. Une décision prise notamment pour éviter le report d’une affiche importante pour le lancement de Ligue 1+.
Mais de Tavernost assure que cet accord n’impliquait pas l’acceptation d’une inversion automatique de la rencontre retour. « Nous avons toujours dit : sans préjudice de l’application des règlements pour le match retour. »
Le président du conseil d’administration rennais soulève également la question du stade de repli que devait pouvoir proposer le PSG. « Le secrétaire général du Paris FC m’a clairement indiqué que la question ne lui avait jamais été posée », avance-t-il.
Le dossier va donc désormais se poursuivre devant la Conférence des conciliateurs du CNOSF. « On va se battre pour ça. Il y aura un avis du CNOSF et ensuite on verra s’il y a le tribunal administratif ou non. »
La famille Pinault prête à investir dans un nouveau stade
Mais l’autre déclaration importante de Nicolas de Tavernost concerne l’avenir des infrastructures du Stade rennais.
Interrogé sur les moyens permettant au club de développer ses revenus dans un contexte difficile pour le football français, le dirigeant a remis sur la table le sujet d’un nouveau stade.
« La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes », affirme de Tavernost.
Il ne s’agirait pas d’agrandir le Roazhon Park mais bien, dans l’hypothèse évoquée par le dirigeant, de construire une nouvelle enceinte. Un projet discuté depuis plusieurs années mais qui n’a jusqu’ici pas abouti.
« Pour le moment, ça n’a pas été possible parce qu’il y a des discussions avec la mairie qui n’ont pas abouti, mais c’est très important », explique de Tavernost. « Il y a un potentiel à Rennes qui est beaucoup plus important que le stade actuel, que ce soit au nombre de spectateurs, que ce soit au nombre de réceptions, etc. »
Surtout, le sujet ne semble pas définitivement enterré. « Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade », annonce le président du conseil d’administration.
Une déclaration importante quelques mois après les prises de position de François-Henri Pinault sur le sujet. Propriétaire du Roazhon Park, la ville de Rennes privilégiait jusqu’ici plutôt une évolution de l’enceinte actuelle quand la famille Pinault avait étudié la possibilité d’un nouvel équipement.
De Tavernost rappelle à ce sujet l’investissement déjà consenti par l’actionnaire pour la Piverdière 2. Le nouveau centre d’entraînement et de formation, dont les travaux ont représenté plus de 40 millions d’euros selon le dirigeant, doit être officiellement inauguré début octobre.
« Ce sont des propriétaires qui font un travail important pour le foot », souligne-t-il au sujet de la famille Pinault.
« Rennes n’est pas à vendre »
Nommé à la tête du conseil d’administration au printemps, Nicolas de Tavernost est également revenu sur les raisons de son arrivée au Stade rennais.
« Je connais la famille Pinault qui est depuis 30 ans dans ce club. Ce club est quand même particulièrement sain », explique l’ancien dirigeant de M6.
Son rôle reste distinct de celui d’Arnaud Pouille, président exécutif et directeur général du SRFC. De Tavernost se présente avant tout comme le lien entre l’actionnaire et l’équipe dirigeante du club. « Il y a une équipe à Rennes qui s’occupe efficacement du club. Moi, je viens pour les matchs et je suis les activités, le lien entre l’actionnaire, disons, et l’exécutif. »
Le patron opérationnel reste donc Pouille, avec Loïc Désiré à la direction sportive et Franck Haise à la tête de l’équipe première.
De Tavernost insiste surtout sur l’engagement toujours intact de la famille Pinault. « Que ce soit monsieur Pinault, que ce soit François-Henri, que ce soit les petits-enfants, ils sont très, très attachés au club. »
Un attachement qu’il associe notamment à l’ancrage breton de la famille. « Il y a un ancrage et un attachement territorial très fort. »
Et alors que les changements de propriétaires se multiplient dans le football français, le message est clair : « Rennes n’est pas à vendre. »
L’Europe comme objectif minimum
Sur le terrain aussi, Nicolas de Tavernost affiche ses ambitions.
Après une sixième place la saison dernière et un retour en Ligue Europa, le Stade rennais doit désormais chercher à s’installer durablement dans le haut du classement.
« L’objectif, c’est d’abord d’être européen, ça c’est sûr, et le plus proche possible de la Champions League », indique-t-il.
Alors qu’il lui est demandé si terminer en dehors du top 5 constituerait une déception, sa réponse est affirmative : « Oui, c’est logique. »
De Tavernost considère que Rennes peut profiter de la qualité de son effectif mais aussi des difficultés rencontrées par certains concurrents. « Il y a une opportunité pour Rennes, compte tenu de l’équipe en place, des difficultés de certaines autres équipes en France, pour jouer sa carte. »
Le président du conseil d’administration liste les atouts dont dispose selon lui le club : « Il y a un bon entraîneur, il y a un bon directeur sportif, il y a une bonne équipe, il y a un bon public, il y a un bon actionnaire. »
Engagé cette saison en Ligue Europa, dont le calendrier est désormais connu, Rennes devra mener de front championnat et Coupe d’Europe dans les prochains mois.
De Tavernost satisfait du mercato
Au lendemain de la fermeture du mercato français, de Tavernost a également dressé un bilan positif du recrutement rennais.
Dans un football français fragilisé financièrement, le dirigeant insiste d’abord sur la nécessité pour les clubs de maîtriser leurs dépenses. « Aujourd’hui, le football vit au-dessus de ses moyens », estime-t-il.
Le modèle rennais repose notamment selon lui sur la formation et la capacité du club à valoriser les joueurs issus de son Académie. « Il survit dans cette économie difficile parce qu’il est aussi un club formateur et c’est ça aussi son métier d’être un club formateur. Il investit beaucoup dans la formation et aujourd’hui il a sorti de grands joueurs. »
Concernant l’effectif désormais à disposition de Franck Haise, le bilan est positif. « L’équipe est bien constituée, ça a été un choix. On a quand même de bons attaquants. Je pense que le travail du mercato a été bien fait. »
Le dernier mouvement a été l’arrivée de Boulaye Dia, officialisée mardi soir. Au moment de l’entretien, quelques minutes avant l’annonce du club, de Tavernost confirmait déjà que l’international sénégalais avait passé sa visite médicale.
Lepaul « très engagé vis-à-vis de Rennes »
Nicolas de Tavernost a enfin été interrogé sur Estéban Lepaul, dont le nom avait circulé durant le mercato.
À la question de savoir si le meilleur buteur rennais avait failli quitter le club, le dirigeant répond par la négative. « Je n’ai jamais entendu parler de départ de Lepaul. »
De Tavernost insiste au contraire sur l’implication de l’attaquant, auteur d’un nouveau doublé dimanche lors de la victoire face au Mans.
« Il est très engagé vis-à-vis de Rennes. Il fait un parcours exceptionnel », souligne-t-il, avant de lui souhaiter de franchir une nouvelle étape : « J’espère qu’il ira en équipe de France parce qu’il le mérite et donc on est fier de l’avoir. »
Entre le recours contre la LFP, la volonté de rouvrir le dossier du stade et des objectifs sportifs clairement affichés, Nicolas de Tavernost a ainsi donné le ton quelques mois seulement après son arrivée : le Stade rennais entend désormais davantage faire entendre sa voix, sur le terrain comme en dehors.
Vos réactions (1 commentaire)
mich35
2 septembre à 08h09Je ne l’ai pas senti très offensif sur le sujet PSG-SRFC et le match retour . Je parie que le match retour aura lieu a Paris .Surtout pas de vagues . Quitte a passer pour des cons .