Boulaye Dia : « Le niveau s’est élevé en Ligue 1 »
Publié le 25 octobre 2026 à 12h59 parAvant la réception de Strasbourg, Boulaye Dia s'est présenté en conférence de presse samedi. L'attaquant du Stade rennais est revenu sur son rôle dans le nouveau système mis en place par Franck Haise, son intégration à Rennes et l'enchaînement des rencontres. Il a également évoqué le soutien des supporters rennais et son regard sur l'évolution de la Ligue 1 après plusieurs années passées à l'étranger.
Le match contre la Juventus semble vous avoir relancés, avec notamment un nouveau but pour vous. Comment abordez-vous les changements de système et votre rôle dans cette nouvelle organisation ?
Il n’y a pas d’appréhension particulière. Le coach a décidé de changer de système pour ce match, à voir pour la suite. Je pense que l’équipe s’est bien trouvée comme ça, on l’a vu dans notre prestation contre la Juventus. On va essayer de s’adapter le plus rapidement possible et d’obtenir des résultats.
Face à la Juventus, vous avez beaucoup participé au jeu et décroché, mais vous avez eu peu d’occasions de marquer, en dehors du penalty. Est-ce un rôle qui vous convient ?
On veut toujours marquer, forcément, et se créer des occasions de but. Après, chaque match a sa particularité. On savait que la façon de défendre de la Juventus nous permettrait de jouer entre les lignes. Mon rôle, c’était de venir les embêter entre les lignes, de les attirer pour que Mousa puisse profiter des espaces.
C’est la physionomie du match qui a fait que je n’ai pas eu beaucoup d’occasions. Mais si on gagne en jouant comme ça, on est preneurs. J’aime bien prendre la profondeur, j’aime bien décrocher et participer au jeu. Donc les deux me vont.
Comment se passe votre début d’aventure au Stade rennais, tant sur le plan de l’intégration que sur le plan sportif ? Vous avez notamment retrouvé le chemin des filets après des dernières saisons plus compliquées.
Très bien. Ils m’ont tous très bien accueilli. Je connaissais déjà un peu la plupart des joueurs parce que je les avais beaucoup affrontés. J’en connaissais d’autres personnellement, ainsi que des membres de la cellule performance. L’adaptation a donc été plus simple, plus facile pour moi.
Quand il y a des résultats, d’un point de vue personnel et collectif, on se sent toujours mieux. Et d’un point de vue personnel, j’ai retrouvé le chemin des filets. Pour un attaquant, c’est bien, surtout quand ça faisait longtemps que je n’avais pas marqué. Je suis d’autant plus satisfait.
Quels sont les principaux réglages à effectuer pour améliorer les automatismes dans ce nouveau système ?
Pour l’instant, on n’a pas eu le temps de bien l’expérimenter à l’entraînement. On n’a eu qu’une ou deux séances, les matchs s’enchaînent très vite. Pour bien le travailler, il faut un peu de temps.
Après, on est tous des joueurs assez intelligents. Le changement de système ne va pas créer beaucoup de désordre entre nous. Les automatismes, on les a déjà. Il faut juste trouver le moyen de bien faire les choses.
Le match contre Strasbourg arrive rapidement après le déplacement à Turin. Quelle importance lui accordez-vous, notamment après la défaite contre le Paris FC ?
Il est important, surtout parce qu’on a perdu le match précédent. On sort d’une bonne prestation en Europa League, mais la Coupe d’Europe et le championnat sont deux choses différentes.
Là, on est à la maison, à domicile, donc on va essayer de bien faire les choses. On n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer ce match, mais il faut enchaîner. C’est le football de haut niveau et on va répondre présent.
Ce sera votre cinquième match en quinze jours. Ressentez-vous de la fatigue au sein du groupe ?
Pas du tout. On se prépare aussi à subir cette intensité tout au long de la saison. Je pense que le coach a assez bien géré les rotations. Je nous sens frais.
On a joué jeudi à 18 heures et on va rejouer à 17 heures. Le match arrive vite, mais le groupe n’est pas fatigué.
Ces derniers mois, malgré les résultats, une certaine distance semblait parfois exister entre le public et l’équipe. Après la prestation contre la Juventus, avez-vous ressenti une connexion particulière avec les supporters rennais ?
C’est vrai qu’on a vu que notre parcage a fait beaucoup de bruit. Franchement, ils nous ont grandement soutenus et ça nous a fait plaisir. Ça nous a aussi aidés à performer.
Après, moi, je n’étais pas là avant, donc cette distance dont vous parlez, je ne l’ai pas ressentie en arrivant. Je les ai toujours sentis proches. C’est toujours plein, ils nous suivent même à l’extérieur. Pour moi, c’est un public qui est proche de l’équipe et qui nous encourage à continuer à enchaîner.
Vous êtes revenu en France cette saison après plusieurs années à l’étranger. Quel regard portez-vous sur le niveau de la Ligue 1 par rapport à celui que vous avez connu avant votre départ ?
J’ai quitté le championnat il y a cinq ans. Quand j’étais à l’étranger, je continuais à le suivre. On est détaché de tout ça, donc on suit l’évolution du championnat, des équipes et du niveau des adversaires.
Pour moi, d’un point de vue extérieur, le niveau a augmenté d’année en année en Ligue 1. Et depuis que je suis revenu, j’ai vu pas mal d’équipes mieux jouer qu’à l’époque.
On voit aussi que le classement est plus serré. Pour moi, ça veut dire que c’est un championnat compétitif.
Après, la Coupe d’Europe, c’est autre chose. Tout le monde n’arrive pas à gérer plusieurs tableaux, tout le monde n’a pas l’effectif pour, mais tout le monde essaie de faire le maximum. On va encourager les clubs français à poursuivre et on espère qu’il y aura de bons résultats.
Vous n’êtes donc pas d’accord avec ceux qui estiment que le championnat français s’est appauvri ?
Non, pas du tout. À l’étranger, ils ont un peu cette vision-là, mais je ne suis pas d’accord avec ça. J’ai suivi l’évolution du championnat et, depuis que je suis revenu, je vois encore plus de mes propres yeux que le niveau s’est élevé.
Qu’est-ce que vos expériences à l’étranger, notamment en Italie et en Espagne, vous ont apporté dans votre manière de jouer ?
Ce que j’ai vu, c’est que les méthodes de travail sont différentes un peu partout.
En Italie, c’est beaucoup axé sur la préparation et la tactique. Les matchs sont serrés, avec très peu d’espaces. Il faut donc avoir la faculté de développer d’autres compétences au fur et à mesure.
En Espagne, je n’ai fait qu’un an, mais c’est davantage la possession du ballon. Tout est axé sur le jeu de position et la technique.
Ce sont des approches différentes dont on profite au final, parce qu’on apprend de chaque championnat, de chaque pays. Les cultures sont différentes, même dans l’approche de la préparation des matchs, la manière de vivre les rencontres et les méthodes d’entraînement. C’était une bonne expérience.
Certains considèrent toutefois que le niveau des championnats étrangers est plus élevé que celui de la Ligue 1. Partagez-vous ce constat ?
Ça dépend. Chacun a sa vision. Il y a plus de gros clubs, donc pour certains, ça va être logique de considérer que le niveau est plus élevé. Mais en termes de niveau, je ne suis pas trop d’accord.