Une défaite lourde... Très lourde...

Publié le 13 août 2005 à 22h31 par Baptiste

Après son revers à domicile la semaine passée contre le voisin nantais, le Stade Rennais avait à coeur de se racheter face à un autre voisin, promu lui, qui n'était autre que Le MUC 72.

Bölöni avait d’ailleurs décidé de reconduire la paire Didot-Bourillon, paire qui avait fait tant de bien dans l’entre-jeu Rennais l’an passé. Le quatuor offensif était le même que face au FC Nantes et en défense Rochat avait pris la place de Jeunechamp, suspendu.

Et pourtant... après moins de dix minutes de jeu, et un attentisme presque vulgaire des défenseurs Rouges et Noirs sur une action Mancelle Olivier Thomas se retrouvait en position idéale et était à deux doigts de marquer. Mais c’était sans compter sur l’intervention... D’Olivier Monterrubio... De la main... Un réflexe compréhensible de la part de celui qui hier portait le brassard habituellement confié à Cyril Jeunechamp. La sanction était immédiate. Penalty et expulsion du meilleur passeur du championnat de France version 2004/2005 (qu’elle nous semble loin cette édition...). Tulio De Melo se chargeait de transformer cette occasion en or et prenait parfaitement à contre-pied Andreas Isaksson (8ème). Réduits à dix les Bretons commençaient à retomber dans le cauchemar qui avait été le leur quelques jours auparavant ... Et en effet, bien loin de se relever ils continuaient à être dominés par des Sarthois désireux de montrer que leur retour parmi l’élite n’était pas un hasard. A la 19ème minute il fallait une bonne sortie d’Isaksson devant De Melo pour empêcher le buteur brésilien de doubler la mise. A la 32ème minute Étienne Didot tentait bien de réveiller ses coéquipiers par un joli coup du sombrero dans la surface adverse suivi d’une frappe dévissée. Mais malheureusement comme pour recadrer les Rennais dans ce qui allait être un naufrage total les Sangs et Or Sarthois se procuraient dans l’immédiat une nouvelle occasion. Matsui, excellent sur son côté gauche, centrait (frappait ?) fort devant le but et qui était là pour pousser la balle au fond des filets ? De Melo évidemment (33ème). Toujours sans rien lâcher le MUC était même à deux doigts d’alourdir le score juste avant la pause grâce à Matsui mais la balle du japonais passait juste à côté du montant d’Isaksson.

Sereins les onze Sarthois rentraient au vestiaire pendant que les Rennais dépités par une première période totalement manquée étaient bien forcés de faire de même. Rien n’était joué. 45mn cela pouvait suffire pour recoller au score.

Gourcuff entré en jeu à la place de Didot permettait à Källström de se décaler à gauche, Utaka lui se positionnait juste derrière Frei et Gourcuff occupait le poste de milieu droit. C’était donc un milieu de terrain en losange, avec Bourillon comme seul récupérateur, qui entamait la seconde période.

Cela fonctionnait d’ailleurs plutôt bien mais pas assez pour marquer et faire douter les Manceaux. Des Manceaux qui plongeaient définitivement les Rennais dans le trou grâce à Lucau. L’ex-Parisien, à la réception d’un centre de Périatambée, s’offrait le luxe d’inscrire un but de la poitrine. 3-0 (56ème) c’en était trop pour des Bretons ... En piteux état. Dans la foulée Bölöni faisait rentrer Briand et M’Vuemba à la place de Utaka et Bourillon. Sans toutefois baisser les bras les Rennais devaient se rendre à l’évidence : Le Mans était très fort ... Trop fort. "Pour le spectacle" Ismaël Bangoura, rentré à la place du double buteur De Melo, y allait lui aussi de sa réalisation (79ème). A partir de ce moment, Le Mans gérait, Rennes tentait bien de sauver l’honneur et d’inscrire le premier but de la saison pour les “Rouges et Noirs” mais Frei puis Adailton manquaient de réussite.

4-0 le score était lourd, mais au vu des actions manquées, il aurait pu être bien pire. Et ceci est loin d’être une source de réconfort pour des Rennais qui une fois de plus devront travailler dur pour espérer, peut-être, décrocher le premier succès de la saison contre l’OM samedi prochain à domicile. Afin de lancer une saison qui était pourtant... Si prometteuse...