13 décembre 2011 | à 13h10

À la Piverdière... (2ème épisode)

Le mois dernier, Stade Rennais Online avait commencé à vous ouvrir les portes du meilleur centre de formation hexagonal. Pour ce deuxième opus, découvrez Benjamin Basse (groupe espoirs), ainsi que Jordan Cuvier (U19), jeune attaquant que le Stade Rennais a enrôlé au nez et à la barbe de l'Olympique Lyonnais en janvier dernier. Vivez également l'aventure américaine de Séga Coulibaly (U17), qui a pu s'étalonner face au Brésil il y a quelques jours...

À la Piverdière... (2ème épisode)

L’interview de Benjamin Basse : "On se sert de ce que l’on a vécu..."

Benjamin, avant de commencer, on ne connaît pas trop votre parcours avant votre arrivée au Stade Rennais en juin 2010. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Benjamin Basse est persuadé que les espoirs du Stade Rennais ont « les moyens » de faire une belle saison

Benjamin Basse : J’ai effectué toute ma formation à Mantes-la-Jolie, en région parisienne, de la section des débutants à mon arrivée au Stade Rennais. J’ai même joué en CFA avec mon club (8 match au cours de la saison 2009-2010, NDLR). Il faut savoir que c’est un club très formateur, beaucoup de jeunes partent vers leur majorité pour continuer à progresser dans des formations plus importantes. J’ai appris beaucoup de choses là bas, particulièrement avec Kinito Dos Reis (entraîneur U19 de Mantes-la-Jolie, NDLR). C’est quelqu’un de très humain, que ce soit sur et en dehors du terrain. Il m’a beaucoup marqué.

Vous avez été repéré par le Stade Rennais lors de votre double confrontation contre eux, au cours de la saison 2009-2010. Quand est-ce que les premiers contacts ont été établis avec Rennes ?

B.B. : Au début de l’année 2010, si je me rappelle bien. J’ai ensuite fait un essai au club en mars, qui s’est avéré concluant. Ce qui m’a permis ensuite de signer un contrat aspirant d’un an.

Pourquoi Rennes et pas un autre club à ce moment-là. Qu’est-ce que ce club représentait pour vous ?

B.B. : C’était une chance. C’était en plus le meilleur centre de formation en France. Donc, quand ils m’ont contacté, je n’ai pas hésité une seule seconde. De la région parisienne, j’avais déjà une bonne image de ce club. Puis, je les avais aussi rencontrés en CFA et j’avais trouvé que cette équipe avait un bon niveau, du fait également qu’il y avait énormément de jeunes joueurs.

Ce ne fut pas difficile de quitter la région parisienne ?

B.B. : Si, quand même ! Je n’avais jamais quitté Mantes-la-Jolie de ma vie. Mais j’étais et je me sentais prêt à le faire pour répondre à mes ambitions. Depuis tout petit, mon souhait était vraiment de rejoindre un club professionnel pour profiter des conditions de travail que l’on nous offre, afin de progresser. J’ai toujours fait des sacrifices dans ce sens.

Quand vous vous arrêtez un peu sur votre parcours, vous ne vous dites pas qu’il est un peu différent de ceux des joueurs que vous côtoyez aujourd’hui, vu que vous n’avez pas connu de centre de formation étant plus jeune ?

B.B. : Oui, je suis conscient que j’ai du travail pour combler mes lacunes, notamment techniques. Je sens vraiment la différence. Ici, la charge de travail est plus importante, mais je me suis adapté dès les premiers mois. Ce n’était pas simple, à ce moment-là, car je suis arrivé blessé (déchirure aux ischio-jambiers, NDLR). J’ai donc eu une préparation individualisée, un peu à l’écart du groupe. Mais tout le monde m’a bien accueilli.

Votre première saison fut quand même une année sans, avec une série de blessures à répétition. Sachant que vous n’aviez qu’un contrat stagiaire d’un an, est-ce que cela vous a perturbé ?

B.B. : Pas tant que ça. C’était surtout que j’avais vraiment envie de donner le meilleur de moi-même. Mais, je ne pouvais pas à cause de ces blessures. Là où ça m’embêtait, c’est que j’étais un peu freiné dans ma progression. Kévin Plantet, le préparateur physique du club, m’a beaucoup rassuré, ainsi que Laurent Huard. Ce n’était pas simple, surtout que j’ai traîné cette blessure pendant une bonne partie de la saison.

Sportivement, vous descendez également en CFA2. Comment analysez-vous cette saison dans son ensemble ?

B.B. : C’était vraiment compliqué. Beaucoup de jeunes joueurs découvraient ce niveau, sans oublier qu’il y avait peu d’éléments du groupe professionnel qui descendaient, vu que l’effectif de l’équipe première était restreint. On a quand même accumulé pas mal d’expérience, un peu dans la douleur.

À la fin de la saison 2010-2011, le club vous renouvelle sa confiance en vous reclassant amateur. Comment l’avez-vous pris ?

B.B. : Comme une marque de confiance, surtout que le club n’avait pas conservé certains joueurs de la génération 1991. Cela m’a fait plaisir et cela m’a vraiment motivé à l’approche de cette nouvelle saison.

Depuis votre arrivée, on vous voit au poste de latéral droit ou gauche. Dans quelle position vous sentez-vous le plus à l’aise ?

B.B. : À droite évidemment. C’est vrai que, l’année dernière, j’avais beaucoup évolué à gauche. Maintenant, je suis quelqu’un de polyvalent et cela fait aussi partie de mon volume de jeu. Puis, il faut savoir s’adapter à plusieurs postes.

Cette année, à contrario de la saison dernière, la réserve du Stade Rennais est placée dans les hautes sphères du classement. Comment expliquez-vous cette métamorphose ?

B.B. : On se sert de ce que l’on a vécu, l’an dernier, en CFA. On ne commet plus ces petites erreurs que l’on payait à chaque fois. Puis le groupe vit très bien, c’est un autre point important. On a vraiment la volonté d’effacer la saison dernière. On en a les moyens en plus. Notre première partie de saison est satisfaisante. On progresse de plus en plus. Les arrivées ont aussi apporté un souffle nouveau. Défensivement, Fabien Boyer nous fait du bien dans l’impact athlétique et par sa détermination. Il montre souvent l’exemple sur le terrain.

Quelles sont vos ambitions d’un point de vue personnel ?

B.B. : Répondre, tout d’abord, aux attentes de mon entraîneur. Par la suite, j’envisage de signer un contrat professionnel. C’est vraiment mon premier souhait.

L’interview "à l’Ouest" de... Benjamin Basse

Ton meilleur ami du groupe espoirs ?

Kévin Makila et Jean-Bryan Boukaka, au premier plan

B.B. : Oh, c’est dur de choisir. On est une petite bande avec les Fabien (Balisier et Boyer), Kévin (Makila) et Jean-Bryan (Boukaka). On peut dire que l’on est tout le temps ensemble.

Le plus râleur ?

B.B. : Obligé, c’est Fabien Boyer. Que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours, il n’arrête pas. Il est un peu flemmard par moment.

Le plus chambreur ?

B.B. : Là, on est plusieurs. Mais le "best", c’est, c’est... (long silence) Fabien Boyer. Non, plutôt Fabien Balisier. Celui-là, il est tout le temps en train de taquiner. En fait non, je mets Jean-Bryan Boukaka.

Le Ballon d’or du groupe espoirs ?

B.B. : Pas à moi quand même. Je le mets à Jean-Bryan Boukaka. Ce n’est pas parce que je le connais, mais il m’impressionne beaucoup physiquement et mentalement.

Le Ballon de plomb ?

B.B. : Je le donne à Fabien Balisier (rires). Il a les chevilles tordues avec le ballon et il ne marque jamais de but.

Dans le groupe, qui pourrait gagner le prix du concours "Jérémy Menez" (comprenez la coiffure la plus ridicule) ?

B.B. : Kévin Makila. Parfois, ce n’est pas possible. Il ne veut jamais les couper (rires). Tout le monde le voit lors des matchs parce qu’il se fait beau. Mais il faut le voir le matin...

Ton onze idéal ?

B.B. : Casillas - Dani Alves, Puyol, Kana-Biyik, Balisier (rires) - Yaya Touré, Xavi, Iniesta - Eto’o, Messi, Ronaldo.

Le meilleur joueur de FIFA ou PES ?

B.B. : On parle souvent que de ça dans le groupe. En ce moment, on est plus FIFA. Le meilleur, c’est Fabien Boyer.

Un match où tu t’es senti con sur un terrain de football ?

B.B. : L’année dernière, au Poiré-sur-Vie (0-3), cela allait trop vite pour moi. Mais je pense que c’était le cas pour tout le monde.

Jordan Cuvier, la nouvelle cuvée

Jordan Cuvier, ici, en toute décontraction avant un Stade Rennais - Le Mans (3-1, 1ère journée)

Il y a un peu moins d’un an, Jordan Cuvier était au cœur de toutes les attentions, et non des moindres. L’Olympique Lyonnais et le Stade Rennais lui faisaient alors les yeux de Chimène, tentant de le convaincre de rejoindre leur centre de formation en plein milieu de saison. Sur ce dossier, les Rhodaniens possédaient une petite longueur d’avance, d’un point de vue géographique tout d’abord (Jura Sud étant à un peu plus d’une heure de route de Lyon), puis par le fait que le jeune espoir franc-comtois avait déjà réalisé un essai avec la réserve lyonnaise entre fin novembre et mi-décembre 2010.
« L’Olympique Lyonnais me suivait et me voulait, mais ils se sont manifestés trop tardivement », raconte Jordan Cuvier, titulaire aujourd’hui d’un contrat aspirant à Rennes. Car entretemps, la délégation rennaise l’avait convié à un séjour dans la capitale bretonne, le testant lors de deux rencontres amicales contre le Stade Lavallois (1-1) et une sélection japonaise (4-0), contre laquelle il marquera d’ailleurs un triplé. Mais ce sont surtout les « arguments sportifs et scolaires » de l’encadrement rennais, par rapport à ceux des lyonnais, qui ont plu à l’intéressé ainsi qu’à son entourage. « Puis, c’est un club sérieux avec une politique sportive tournée vers la formation, sans oublier que j’ai vraiment senti l’envie de leur part de me compter parmi eux en me proposant une ligne de progression plus adaptée, à mon sens, à mon épanouissement. »
Malgré l’éloignement familial, Jordan Cuvier n’arrivait pas non plus en terrain inconnue avec la présence dans la génération 1994 d’Anouar El Guennouni, déjà débauché de… Jura Sud en juin 2009, avec lequel il avait joué dans le passé. « Je savais que mon intégration serait facilitée avec Anouar. En venant ici, c’était un changement total, on passe dans un autre monde. Il a fallu m’adapter, mais je tiens quand même à remercier mes coéquipiers, ainsi que l’équipe pédagogique du club. » Autre particularité le concernant, le fait d’arriver à 16 ans et 9 mois dans un centre de formation, loin de la « normalité », à fortiori quand la majorité de ses partenaires entre plus tôt dans cet univers tant convoité. « C’est clair que ça n’est pas commun, certifie l’attaquant rennais, conscient à l’heure actuelle de ses manques dans des domaines bien spécifiques. Je sais que j’ai un peu de retard sur le plan physique et technique. C’est pour cela que je travaille dur lors des séances d’entraînement afin de rattraper ce retard. »

Pour parvenir à ses fins, il peut compter sur Mickaël Pagis, pas avare de conseils, et pas rancunier, si l’on tient compte du fait que Jordan Cuvier ait terminé devant son mentor, il y a quelques semaines, au cours d’un travail de finition. « J’adorais ce joueur, d’autant plus que c’était l’idole de mon père, qui le considérait à l’époque comme l’un des éléments les plus doués de sa génération, avoue celui qui scrute sans cesse les performances d’Edin Džeko, le buteur bosniaque de Manchester City. « Comme chaque jeune, j’ai un modèle. À l’image d’Olivier Giroud, il ne va pas très vite mais c’est un attaquant complet et tueur dans la surface adverse. » Toutes proportions gardées, le profil de Jordan Cuvier se rapproche des deux derniers cités, de par sa morphologie (1,90 m, 74 kg) mais aussi par le lien qui les unit par-dessus tout : marquer.
Freiné en avril dernier (le jour de son anniversaire) par une entorse à la cheville contre le Paris Saint-Germain (0-6), Jordan Cuvier est alors stoppé dans son élan (sept buts en trois mois), avant de revenir et d’intégrer l’effectif de Laurent Huard en fin de saison, la génération 1992 ayant été mise à la disposition de Régis Le Bris afin d’assurer le maintien des U19 en division nationale. Laissé sur le banc à Avranches (où il est né), le jeune breton d’adoption avait pu changer de dimension, le temps d’un instant, à Cherbourg (1-3), alors que l’avenir des espoirs rennais était déjà entériné vers le CFA2. « C’était une expérience formidable, un sentiment de fierté au moment de rentrer sur le terrain et de jouer devant près de 800 personnes. Cela reste une expérience très marquante. »

Pas autant que celle qu’il a vécu dernièrement au Havre avec les U19. Débarrassé d’une entorse à un genou qu’il s’était occasionné avant le lancement du championnat - ce qui lui avait valu d’ailleurs une indisponibilité de cinq semaines - Jordan Cuvier inscrivait l’unique but de la rencontre en étant à l’affût sur un tir d’Adrien Hunou, un de ses amis proches. « C’était un de mes plus beaux moments footballistiques, va jusqu’à déclarer l’intéressé, le lieu de la rencontre ne le laissant pas insensible. Mes parents y sont nés et j’ai de la famille qui y réside encore. De plus, mon père (Sébastien) a été formé dans ce club, gagnant même la Coupe Gambardella ». Un trophée remporté en 1989 avec un certain Christophe Revault, passé au Stade Rennais par la suite. Une présence importante pour le fiston, vouant une admiration sans faille à son géniteur, d’autant que l’actuel entraîneur de Jura Sud avait terminé meilleur buteur de National en 1996 avec vingt-deux réalisations, sous les couleurs de Troyes.
« Tout petit, j’allais à ses matchs et après, je me souviens que l’on jouait tous les deux dans le jardin ou dans le couloir de la maison. C’était un très bon attaquant, il a beaucoup voyagé dans sa carrière. Aujourd’hui, son travail d’entraîneur est regardé de très près parce qu’il fait de bonnes choses avec peu de moyens. D’ailleurs, je trouve qu’il a toujours le nez pour relancer de jeunes joueurs afin de les aider à retrouver une structure professionnelle », comme… Fabien Boyer, passé sous les ordres de Sébastien Cuvier avant de s’installer à Rennes en signant une licence amateur, il y a six mois.

Mais, au contraire de son père, sa carrière de footballeur n’est qu’à ses balbutiements, son histoire n’en étant encore qu’au sommaire, sinon à ses premiers chapitres. « J’aspire à apprendre et à progresser chaque jour à l’entraînement, dans le but de devenir un joueur plus complet et efficace. C’est pour ça que je me donne à fond. » Tellement qu’il en oublie parfois l’essentiel. Au lieu de se préserver après une gêne au niveau du péroné la semaine précédent un match face à Laval (3-1, le 13 novembre dernier), Jordan Cuvier se sent apte, obnubilé avant tout par son terrain de jeu favori. Il sortira finalement au bout de vingt minutes de jeu, aggravant un peu plus sa blessure. « Je suis un compétiteur, j’aime jouer et j’aime le jeu, lâche t-il en faisant sa propre autocritique. En fait, j’ai mal analysé mon état physique, je n’ai pas su faire la différence entre vouloir et pouvoir jouer. Je pensais vraiment que je pouvais être utile pour mes partenaires, mais ce ne fut pas le cas. C’est pour ça que j’ai présenté mes excuses au coach (Régis Le Bris) et au groupe après le match. », rappelle celui qui devrait reprendre la compétition pour l’entrée du Stade Rennais en Coupe Gambardella, le 8 janvier prochain.
Préférant se « concentrer sur son apprentissage à Rennes », Jordan Cuvier ne souhaite pas disperser ses objectifs, se cantonnant à son club avant de penser à l’équipe de France. « Cela viendra au gré de mes performances et de ma régularité. Si ça vient, ce ne sera finalement que du bonus. » Attachant, au sourire enjôleur, le jeune buteur rennais termine l’entretien par une question qui l’amuse plus qu’elle ne l’inquiète. « Au fait, on a parlé de mon père tout à l’heure. C’est bien un portrait de moi, pas de lui ? Il en a eu tellement que maintenant, c’est mon tour ». La succession est en marche.

Jordan Cuvier, en bref
Né le : 16 avril 1994, à Avranches (50)
Nationalité : Française
Taille : 1,90 m
Poids : 74 kg
Clubs : Pacy-sur-Eure (1999-2000), Fréjus (2000-2002), Jura Sud (2002-2004), Imphy-Decize (2004-2005), Beauvais (2005-2008), Jura Sud (2008 - janvier 2011), Stade Rennais (depuis janvier 2011).
Sélection, équipe de France : aucune

La petite histoire : le rêve américain de Séga Coulibaly

Arrivé sur le sol français à l’âge de six ans, Séga Coulibaly, jeune défenseur U17 du Stade Rennais, a vécu une émotion forte, du 28 novembre au 5 décembre dernier, en étant sélectionné par Patrick Gonfalone pour un tournoi en Floride avec l’équipe de France U16. Au programme : les États-Unis, le Brésil et la Turquie. Un rêve éveillé pour ce Rennais d’adoption.

Séga, que retiens-tu de ton périple américain avec l’équipe de France U16 ?

Séga Coulibaly fait ses premiers pas en équipe de France (crédit photo : fédération française de football)

Séga Coulibaly : Déjà, ce qui m’a le plus interpellé lors de ce tournoi, c’est la diversité du football mondial. Chaque nation produit un football différent. Face aux USA, par exemple, on est tombé sur une équipe bien disciplinée, qui nous a posé quelques soucis en plaçant des contres rapides. Quant au Brésil, c’est une nation très offensive, avec des joueurs très à l’aise techniquement, jouant avec des redoublements de passes, plutôt à l’aise dans les petits espaces. De plus, ils sont toujours en mouvement.

Quelle analyse fais-tu de votre parcours en général, qui s’est soldé avec trois matchs nuls au compteur ?

S.C. : Malgré la fatigue accumulée, on a quand même montré des choses intéressantes. De plus, les conditions étaient un peu inhabituelles avec des pelouses un peu différentes par rapport à ce que l’on connaît chez nous. Mais on a su s’adapter très rapidement, en développant bien notre jeu.

Cela fait quoi, à quinze ans, de rencontrer le Brésil. Cela doit être une fierté et un rêve de gosse ?

S.C. : C’est clair ! Jamais je n’aurais pensé, un jour, rencontrer le Brésil. C’est le rêve de tous les joueurs d’affronter des nations comme celles-ci. Lorsque l’on joue de tels matchs, on est très excité et il y a évidemment une fierté de représenter son pays avec le maillot national.

Tout va bien pour toi, en ce moment, avec ton premier but en sélection contre la Turquie en sachant également que tu as porté le brassard de capitaine à deux reprises ?

S.C. : C’est vrai que, depuis mon retour de blessure, fin septembre (opération de la cheville, NDLR), tout s’est enchaîné très vite. Je ne pensais pas, sincèrement, revenir aussi rapidement. Fin octobre, j’étais convoqué en équipe de France U16 pour ma première sélection, au tournoi de Val-de-Marne. Après trois mois de galère, j’espère que tout va continuer à me sourire. C’est une grande fierté, tout d’abord, de porter le maillot français. Le brassard montre que le sélectionneur a confiance en moi, c’est aussi une fierté.

Originaire du Blosne, que penses-tu pour l’instant de ton parcours ?

S.C. : Quand je repense à mon parcours, je me dis que c’est plutôt pas mal, car je suis parti de pas grand chose pour en arriver là où je suis actuellement. Mais, je me dis surtout que le chemin est encore très long, le plus dur restant à faire. Je suis conscient que tout peut aller vite dans le football, donc je n’ai pas trop envie de me prendre la tête. Concernant le Blosne, j’en profite pour remercier mon premier entraîneur, Michel Tostivint, ainsi que le club en général.

Après un début de saison inquiétant (six défaites de suite), les U17 du Stade Rennais se portent mieux actuellement. Vous vous attendiez à un tel départ ?

S.C. : On a un groupe composé majoritairement de 1996, donc avec moins d’expérience que les autres formations, qui sont, elles, généralement composées de 1995. Pourtant, au niveau du jeu, on n’a rien à envier aux autres. Certes les résultats ne sont pas là, mais je pense qu’on a un groupe de qualité. On n’a pas toujours été récompensé de nos efforts sur certaines rencontres, mais je ne m’inquiète pas. Je sais que l’on progresse.

Séga Coulibaly, en bref
Né le : 9 juin 1996, à Bamako (Mali)
Nationalité : Franco-malienne
Taille : 1,82 m
Poids : 80 kg
Clubs : CPB Blosne (2003-2005), Stade Rennais (depuis 2005)
Sélections, équipe de France : 4 en U16, 1 but

Classement des buteurs

Nicolas Janvier, le jeune malouin né en 1998, réalise un début de saison en fanfare en championnat U15 avec 7 buts et 8 passes décisives.

7 buts : Nicolas Janvier (U15)
6 buts : Abdoulaye Sané (CFA2)
5 buts : Ousmane Dembélé (U15)
4 buts : Thibault Chrétien (U15), Thibaud Laisné (U15), Wesley Saïd (U19)
3 buts : Jonathan Béauce (U17), Anouar El Guennouni (U19), Yacine Qasmi (CFA2), Quentin Rouger (CFA2)
2 buts : Emmanuel Amanakow (U15), Zana Allée (U19), Jean-Bryan Boukaka (CFA2), Fabien Boyer (CFA2), Thibault Candia (U17), Séga Coulibaly (U17), Franck Héry (CFA2 / U19), Adrien Hunou (U19)
1 but : Cheick Fantamady Diarra (CFA2), Quentin Donet (U17), Abdoulaye Doucouré (CFA2), Kamal Issah (CFA2), Théo Monlouis (U17), Loïc N’Tambwé (U15), Gerzino Nyamsi (U15)

Classement des passeurs

8 passes : Nicolas Janvier (U15)
4 passes : Malo Verbeke (U15)
2 passes : Ousmane Dembélé (U15), Deniswill Poha (U15), Quentin Rouger (CFA2)
1 passe : Ahmad Allée (U17), Emmanuel Amanakow (U15), Junior Assoumou (U17), Tiémoué Bakayoko (U19), Théo Beaulieu (U15), Maxime Bocel (U19), Jean-Bryan Boukaka (CFA2), Thibault Chrétien (U15), Jordan Cuvier (U19), Quentin Donet (U17), Anouar El Guennouni (U19), Maxime Étuin (U17), Alexandre Even (U19), Steeve Furtado (U19), Baptiste Gautier (U15), Antoine Guiziou (U17), Franck Héry (U19), Pierre Houssou (U17), Kamal Issah (CFA2), Thibaud Laisné (U15), Théo Monlouis (U17), Loïc N’Tambwé (U15), Yacine Qasmi (CFA2), Sébastien Salles-Lamonge (U17), Eliott Sorin (CFA2)

Vos réactions (4 commentaires)Commenter
13 décembre 2011 à 15h33

Très bon Interview !

Allez les jeunes (Benjamin, Jordan, Séga) continuez à vous entrainer sérieusement, sans vous prendre la tête et vos rêves se réaliseront !

Vous souhaitant de gagner des trophées avec le Stade Rennais !

ROAZHON DA VIKEN

Tommaso13 décembre 2011 à 16h09

Interviews intéressantes, merci beaucoup !

Louis G14 décembre 2011 à 17h14

Merci ,de nous faire découvrir ainsi de jeunes espoirs du Stade Rennais ; avec Jordan Cuvier le Stade rennais aura peut-être un « grand » buteur dans les années à venir !!...

cosmostar3510 janvier 2012 à 10h53

A noté une petite faute de frappe : son premier entraîneur au CPB Blosne était Michel Tostivint (et non Tostinvint). C’est remarquable qu’un jeune footballeur ait une petite pensée pour ses premiers entraîneurs. C’est aussi pour cela que beaucoup de bénévoles oeuvrent chaque jour sur les terrains amateurs.

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