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Où en sont les joueurs prêtés ?
mardi 4 octobre 2011 - 22:40 - par
Sylvain
En manque de temps de jeu la saison dernière au Stade rennais, Johann Carrasso, John Verhoek et Frank Julienne ont tous les trois été prêtés cet été. Les deux premiers pour rebondir, le troisième pour gagner en expérience. Un à deux mois après leur départ de Bretagne, où en sont-ils dans leurs clubs respectifs ?
Johann Carrasso, l’occasion saisie
Poussé vers la sortie par l’arrivée de Benoît Costil et la place grandissante laissée à Abdoulaye Diallo, Johann Carrasso est finalement parvenu à obtenir à Monaco ce qu’il était venu y chercher : du temps de jeu.
Tout n’a pas été simple pour l’ancien montpelliérain, qui a débuté la saison en tant que doublure de Sébastien Chabbert, lequel s’était vu promettre par Laurent Banide une place de titulaire après le départ de Stéphane Ruffier. Chabbert, peu convaincant lors de ses premières sorties, a ensuite eu le malheur de se blesser au genou. À l’heure actuelle, l’ancien lensois est encore sur le flanc.
Profitant des déboires de son coéquipier, Johann Carrasso a pu goûter aux joies de la Ligue 2 durant tout le mois de septembre, disputant cinq matchs comme titulaire. À Monaco ces derniers temps, le poste de gardien de but est un secteur particulièrement exposé. La faute à une équipe qui est globalement à la peine en championnat, où elle occupe une surprenante dernière place.
Souvent abandonné par sa défense, Carrasso ne manque donc pas de travail. Fatalement, il encaisse quelques buts (sept en cinq matchs), mais l’ex-international espoirs semble tout de même tirer son épingle du jeu. Auteur de nombreuses parades, il est parfois parvenu à maintenir son équipe à flot, et semble - de l’avis général - monter en puissance depuis sa première titularisation.
Si ses performances demandent confirmation sur le reste de la saison, il sera intéressant d’observer si Chabbert retrouve sa place de titulaire à son retour de blessure, ou si Carrasso est confirmé numéro 1. Dans cette optique, un événement peut lui être favorable : le 12 septembre dernier, Laurent Banide a été remplacé par Marco Simone au poste d’entraîneur. Un changement qui pourrait avoir comme conséquence une remise à zéro des compteurs entre Chabbert et Carrasso.
Malgré ce début de remise en selle du jeune gardien, son avenir à Rennes semble s’assombrir. La faute à l’affirmation dans les cages rennaises de Benoît Costil, lequel donne jusqu’à présent entière satisfaction. Ses performances pourraient en revanche convaincre les dirigeants monégasques de lever en fin de saison l’option d’achat que leur a consenti le Stade rennais.
Frank Julienne, toujours joker
Seul jeune joueur formé au club à avoir été prêté pour gagner en temps de jeu, Frank Julienne fait pour l’instant figure de déception.
Envoyé au Havre, le petit attaquant n’a pas réussi à se défaire du statut de joker qui lui a été attribué à son arrivée. Dans une équipe haut-normande qui joue le haut de tableau, l’attaque est vampirisée par le prometteur Ryan Mendes, et Julienne n’a pas encore trouvé sa place, concurrencé par Walid Mesloub, Alexandre Bonnet ou encore Harry Novillo.
En championnat, Frank Julienne n’a pour l’instant été titularisé qu’à une seule reprise, obtenant également six entrées en jeu. Il faut dire que le jeune joueur ne s’est montré décisif pour le moment qu’en Coupe de la Ligue, compétition où il a obtenu une seconde titularisation. Contre Metz au premier tour, le jeune rennais avait offert au Havre une prolongation inespérée (mené 4-1, le club normand était revenu à hauteur, Julienne égalisant à la 88e minute), avant que son équipe ne se qualifie en prolongation. Un but qui n’a pas trouvé d’écho pour l’instant.
Si l’on attendra évidemment la suite de la saison avant de tirer des conclusions, le prêt de Frank Julienne ne semble pas parti pour s’inscrire dans la lignée de ceux qui avaient été concluants les années précédentes, comme Pajot à Boulogne ou Brahimi à Clermont. Pour donner plus de relief à son prêt, le joueur devra en tout cas saisir sans coup férir les opportunités que devrait lui offrir son entraîneur d’ici à mai 2012.
John Verhoek, la confiance retrouvée
Dimanche à Rotterdam, sur la pelouse de Feyenoord, John Verhoek a sans doute réalisé sa meilleure performance depuis son arrivée à l’ADO La Haye. Auteur d’un but et d’une passe décisive (pour son frère Wesley), l’attaquant rennais semble profiter à plein de son retour « à la maison », puisqu’il a grandit dans la banlieue de La Haye, puis a été formé à l’ADO.
Très rapidement, Verhoek s’est assuré une place de titulaire à la pointe de l’attaque de son équipe, et forme avec son frère, qui évolue sur l’aile, un joli duo.
Depuis son arrivée, avec trois buts en cinq matchs, son bilan est très positif. Trois réalisations qui n’ont cependant pas encore retourné les sceptiques, deux faisant suite à de grossières erreurs défensives, et une pouvant avoir été entachée d’une faute de main.
Contre Twente, le 18 septembre, reprenant un centre venu depuis le côté gauche, Verhoek manque sa tête, mais emporte le ballon avec lui dans son élan (aidé du bras ?). Celui-ci finit par rentrer et le but est validé, malgré les protestations des joueurs d’Enschede.
Contre Venlo, une semaine plus tard, Verhoek bénéficie des largesses défensives de l’équipe adverse qui, suite à un centre venu de la gauche, lui laisse tout le temps nécessaire pour fusiller le gardien d’une lourde frappe à cinq mètres de la ligne de but.
Contre Feyenoord enfin ce dimanche, c’est sur une passe en retrait manquée d’un défenseur que Verhoek part battre le gardien - encore fallait-il le faire - glissant son tir entre ses jambes.
Bref, si son rendement est encourageant et fait certainement du bien moralement à l’attaquant rennais, celui-ci doit encore convaincre. Efficace en D2 néerlandaise, Verhoek semble en tout cas s’adapter sans souci à l’élite. Que cela soit suffisant pour envisager un retour gagnant en Bretagne, rien n’est encore moins sûr...
Crédit photo : srfc.frenchwill.fr